1, 2, 3… Soleil !


Les marchands de ventilateurs ne s’en plaignent pas, mais la canicule ne ravit pas tout le monde. 40 degrés à l’ombre, c’est le dur quotidien des Lot-et-Garonnais depuis une semaine. Et ce n’est pas prêt de s’arrêter. « Il s’agit d’une vague d’air chaud qui remonte du Sud en provenance de l’Afrique et qui ne se refroidit pas en passant sur l’Espagne », décrit Patrick Debert, superviseur du programme d’appui technique aux irriguants pour le compte de l’Association climatologique de la Moyenne-Garonne (ACMG), pour expliquer ce phénomène. D’autant que les écrans radars n’annoncent pas de pluie dans l’immédiat. « C’est la même chose qu’en 2003 », prévient-il. De quoi se remémorer quelques mauvais souvenirs. Heureusement, la prévention sur l’hydratation des personnes fragiles porte ses fruits. Mais en période de canicule, les végétaux sont tout aussi impactés. « Avec de telles chaleurs, le besoin en eau est supérieur. Il faut plus irriguer le sol pour que la plante absorbe l’eau et ses nutriments avant de se rafraîchir par le phénomène d’évaporation », ajoute l’expert de l’ACMG.

L’association agit principalement aux côtés des agriculteurs et des collectivités locales au niveau des espaces verts. Grâce à leurs outils de contrôle, ils peuvent mesurer l’humidité des sols et ainsi proposer une irrigation optimale pour les principales cultures du département, comme le kiwi, le maïs ou les tournesols.

Les nappes phréatiques au plus bas

« Le problème cette année, c’est que le niveau des nappes phréatiques est relativement bas et que les lacs collinaires ne sont pas tous remplis. La faute aux pluies insuffisantes de l’automne et de l’hiver dernier », s’inquiète Patrick Debert. La situation peut rapidement devenir alarmante. L’eau devient une denrée rare et dans le même temps, il est nécessaire d’irriguer pour sauver les récoltes. Patrick Debert conseille donc d’éviter le gaspillage. Les particuliers possédant un jardin sont également concernés. « Plutôt que d’arroser machinalement tous les jours, il faut observer l’état de forme des plantes le matin afin de déterminer si elles ont soif ou non ».

Dimitri Laleuf

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