Agen peut-il s’en relever ? C’est évidemment la question majeure qui brûle les lèvres de ses supporters depuis la cruelle désillusion enregistrée face à Oyonnax à Armandie jeudi dernier. Alors que le SUA LG semblait sur la voie royale il y a tout juste deux mois, le voici désormais sur la voie de… garage. Battus par Béziers et Oyonnax à domicile, le Sporting a gaspillé tous ses jokers. Voire même hypothéqué celui d’accéder directement au Top 14. Car contrairement à lui, son plus grand rival, Oyonnax, emmagasine les succès et la confiance après un début de saison pourtant poussif.
Reste donc à garantir pour le Sporting le minimum vital, celui d’assurer une demi-finale à domicile. Et cela passe au moins par trois succès lors des cinq dernières journées sachant que les coéquipiers d’Antoine Erbani auront à affronter des équipes du ventre mou et du bas de tableau. A priori donc, l’armada agenaise a largement les moyens de surseoir à son ambition et de s’offrir le 13 mai prochain une demie à Armandie.
A priori seulement… Car dès dimanche à Carcassonne, il faudra renouer avec un jeu à la hauteur du standing du club et de son… budget. Un standing et un budget bien au-dessus de ceux de Carcassonne, Vannes, Albi, Angoulême, voire celui de Colomiers.

Carcassonne adore les gros 

Sur le papier, Agen peut donc voir venir. Sauf que sur le pré, la prudence s’impose. Et notamment face à Carcassonne qui, malgré une saison cahin-caha, s’est fait une spécialité de manger les « gros ». Vainqueur d’Oyonnax, Mont-de-Marsan, Colomiers et Biarritz dans son antre d’Albert-Domec, victoires toutes acquises en 2017, l’USC fait désormais figure d’épouvantail quant il s’agit de recevoir les cadors de la Pro D2. Agen est prévenu, et finalement arrive dans l’Aude avec une étiquette d’outsider dans lequel il excelle habituellement. Comme face à Montauban il y a peu, où le Sporting était parvenu à arracher un précieux succès une semaine après avoir subi une cruelle et inattendue désillusion face à Béziers à Armandie.
Dans le Tarn, le Sporting, avec une équipe remaniée, avait su trouver les ressources pour se sortir du guêpier montalbanais grâce notamment à un Clément Darbo de retour en grâce et auteur ce soir là d’un sans faute au pied et dans le jeu. A Carcassonne, il faudra bien plus qu’un héros à n’en pas douter. Car Agen avance désormais à visage découvert, celle d’une équipe capable du meilleur comme du pire. A cinq journées de la fin, les six équipes qui talonnent le Sporting ne le savent que trop bien. Et Carcasonne ne se fera sûrement pas prier pour faire un croche-pied à ce colosse au pied d’argile…

Cyril Récondo

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