50 ans de la Candélie, une autre approche de la psychiatrie


C’est un anniversaire à plus d’un titre. Il y a cinquante ans, la Candélie arrivait en terres cassipontines et fêtait son entrée dans une nouvelle ère. L’établissement médical offre à ses 800 patients une approche moderne de la psychiatrie. La Candélie revendique un esprit « village » et des soins « humanisés » pour les pathologies mentales.
Les cas les plus compliqués côtoient les affections moins lourdes. L’équipe soignante prend le virage d’une psychiatrie qui se fait une place aux côtés des spécialités déjà reconnues. C’est tout le travail du millier d’employés de la Candélie qui oeuvre chaque jour auprès des centaines de patients, « dont deux tiers ne mettent jamais les pieds ici », rappelle le directeur Bruno Chauvin. Les alternatives ne manquent pas et les soins ambulatoires sont privilégiés. L’ouverture vers la société est une des étapes marquantes de ces dernières années. Le défi de ces prochaines années sera de « créer des structures extérieures pour aider à la réhabilitation des patients », prédit Claudine Courrèges, directrice des soins.
Si « l’étrangeté fait toujours peur », comme le constate le docteur Jean-Marc Blandin,  et que la « bobologie psychiatrique » deviendrait presque une conséquence négative de l’hygiénisation de la société, la Candélie, ses 70 hectares et ses installations ouvrent une autre fenêtre sur les méandres de l’esprit. Les journées anniversaires de ce week-end sont là pour le prouver, au plus grand nombre. « On attend un monde fou », conclut même Claudine Courrèges, qui rappelle que l’humour est aussi partagé par tous.

Gauvain Peleau-Barrayre

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