A Damazan, un écoparc unique dans la région


« Nous devons changer de paradigme et percevoir ce que l’on appelait des déchets comme des ressources », explique Jacques Bilirit. C’est fort de cette intention que ValOrizon, le syndicat de valorisation et traitement des déchets du Lot-et-Garonne qu’il préside, s’est lancé dans la création d’un écoparc. Il sera situé à Damazan, l’épicentre du département, dans les immenses et récents locaux de feu-Xilofrance. 27 000 m2 couverts sur un terrain avoisinant les 16 hectares uniquement consacrés à l’économie circulaire. « Ce sera une première dans la région Nouvelle Aquitaine », affirme Jacques Bilirit.

Co-construction publique-privée

L’écoparc accueillera le siège de ValOrizon ainsi qu’un centre de tri pour les emballages légers ménagers d’une capacité de 15 000 tonnes annuelles environ (début 2019). Présidents de la CCI et du Conseil départemental, élus de divers bords et candidats aux élections législatives étaient présents pour la présentation officielle vendredi 19 mai. Mais la puissance publique n’est pas la seule concernée. Les entrepreneurs privés sont également invités à s’approprier plusieurs lots et s’y installer. « Nous sommes dans une démarche de co-construction avec les institutionnels, les collectivités, les universitaires et les industriels », souligne le président de ValOrizon. Le cluster Economie circulaire et valorisation des matériaux sera lui aussi partie prenante pour mobiliser un grand nombre d’acteurs locaux. Le lancement de l’ecoparc va poser les jalons d’une grande conférence territoriale : la COP 47. Largement inspirée de sa grande sœur au numéro 21, son approche sera basée sur le dialogue, les tables rondes et des ateliers.

Innovation et d’emplois

Gestion de l’énergie et récupération des matières premières sont les vocations principales de cet écoparc. « Ce sont des filières d’innovation et d’importantes sources d’emplois pour le département. En mutualisant les activités sur un même site, on pourra se nourrir les uns les autres et ainsi être plus pertinents dans notre approche », insiste Jacques Bilirit. L’affaire prend les contours d’une technopole écolo. L’incubateur d’entreprises sera ouvert au début de l’année 2018. « C’est de toute façon une nécessité puisque la loi sur transition énergétique pour la croissance verte imposera d’ici 2025 d’enfouir 50% de déchets en moins. Ce qui représente près de 100 000 tonnes en Lot-et-Garonne. Il faut donc trouver des solutions dès maintenant », détaille le président de ValOrizon.

Dimitri Laleuf

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