A quoi sert une visite du Premier ministre ?


Annonces, piques politiques, crédits débloqués… Les attentes étaient nombreuses. Premier enseignement, le virage sécuritaire est acté. Cité à douze reprises, le terme « sécurité » a été au coeur du discours donné par Manuel Valls en face des élèves de l’École nationale d’administration pénitentiaire, « maillon d’une même chaîne pénale avec la police et la justice ».
Le déplacement sert aussi à mesurer sa popularité. Côté médias, ça marche toujours. Le chef de l’exécutif a provoqué une quarantaine de demandes d’accréditation, pas loin d’un record. Auprès de la population, le constat est plus nuancé. Les manifestants (voir plus bas) regrettaient une faible mobilisation des troupes, résumé ainsi par un militant : « Valls ne déplace même plus les foules ». En revanche, quand l’heure des selfies fut venue, le chef du gouvernement était le plus demandé.

Visite politique
Demandé, il l’était aussi par Pierre Camani. Le président du Conseil départemental s’est entretenu en tête-à-tête avec Manuel Valls pour lui demander un effort supplémentaire afin de faire face aux dépenses sociales. Il a rappelé que le Gouvernement « travaillait pour venir en aide aux collectivités départementales les plus en difficulté ». Il a annoncé  une enveloppe supplémentaire de 50 M€ pour faire signer des nouveaux contrats d’insertion destinés aux publics les plus en difficulté.
Sur un plan plus national, Manuel Valls a allumé aussi quelques mèches. Nicolas Sarkozy a été brocardé quand le Premier ministre s’est adressé aux élèves polynésiens : « Vous ne devez pas tous avoir des ancêtres gaulois ».
Au niveau départemental, Les Républicains 47 se sont émus du peu d’annonces pour le territoire et d’une « visite prétexte à Agen pour venir en fait à Marmande lancer le sauvetage du soldat Fekl ». Dans l’après-midi, c’est en effet autour du secrétaire d’Etat Matthias Fekl, probable candidat à la députation sur le Marmandais, que la visite s’est poursuivie. Après un arrêt chez Asquini, c’est sur un autre fleuron de l’économie lot-et-garonnaise que le délégation s’est rendue, à Fonroche… Sur la circonscription cette fois de la députée Lucette Lousteau, probable candidate à sa succession également. Le résultat de ses visites se verra peut-être dans les urnes d’ici moins d’un an.   

Gauvain Peleau-Barreyre

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