Accès aux services : bientôt l’égalité entre les villes et les champs ?


Identifier les besoins, cibler les actions : tel est le mot d’ordre qui préside à la nouvelle consultation lancée à destination des Lot-et-Garonnais. Ces derniers seront amenés à donner leur avis sur l’accès aux services, aussi bien publics que privés, près de chez eux. Une opération qui vise à conserver les services de proximité et relancer le potentiel de développement économique des communes rurales. Forts de ce diagnostic, les pouvoirs publics pourront, comme l’a précisé le préfet Patricia Willaert, « mettre en oeuvre un schéma d’accès concret pour que chaque citoyen ait une offre de services large, de la boulangerie au dentiste, de la poste aux services de secours. » Le Département est partie prenante du projet, l’équité territoriale étant un cheval de bataille pour son président, Pierre Camani : « Le préfet l’a rappelé, notre département est déjà engagé dans l’accessibilité des services, surtout en milieu rural ». Les Maisons de santé pluridisciplinaires (MSP) dont treize (sur les vingt-et-une prévues) sont en activité ou le plan numérique WIFiMax visant à couvrir les zones blanches sont des exemples de cette volonté de ne pas perdre les administrés en rase campagne.

Le Nord et l’Ouest en retard
Les Lot-et-Garonnais pourront coucher leurs doléances et dresser un état des lieux de l’accès à une quarantaine de services (transports, internet, administration, commerces, santé, école, emploi…). Sur la carte réalisée par un cabinet d’études, il apparaît déjà de fortes disparités. Les habitants du nord du département (de Duras à Fumel) ainsi que Casteljaloux ou Aiguillon, sont les plus mal lotis avec une moyenne de 30 minutes à une heure pour trouver un de ces services. A contrario, les aires urbaines de l’Agenais, Villeneuvois et Marmandais apparaissent comme les mieux desservies, avec en moyenne moins de 10 minutes pour se rendre, par exemple, dans un centre de soins. Pour que ça change, les Lot-et-Garonnais ont jusqu’au 30 octobre pour donner leur avis via le questionnaire en ligne (ameliorons-nos-services-47.fr) ou en le retirant dans les espaces municipaux.
Cette refonte entre dans la cadre de la loi NOTRe qui redéfinit les compétences de chaque collectivité. 10 millions d’euros sont consacrés à cette thématique en 2016.   

Gauvain Peleau-Barreyre

Tweet about this on TwitterShare on Facebook0

Tags:

Laisser un commentaire

Pas de Commentaires

Les commentaires sont fermés