Agen – Théâtre Ducourneau // Cyrano de Bergerac


Durant deux mois, elle s’est jouée à guichets fermés au Théâtre 14. La version de Cyrano par Henri Lazarini a connu un beau succès avec l’incarnation du personnage par un Agenais de souche, Benoît Solès. Et c’est grâce à ce dernier que la pièce vient se poser sur les planches du théâtre Ducourneau pour une représentation exceptionnelle, alors que la troupe n’est pas encore partie sur une tournée prévue l’an prochain. A l’affiche, on trouve également Gilbert Pascal, autre ancien membre des Baladins, ainsi que Régis Daro pour ne parler que des locaux. La soirée est organisée au profit de l’association « Demain debout Aquitaine » présidée par Marie-Laurence Solès, maman de Benoît. Interview de ce dernier qui revient ainsi sur sa terre natale.

L’Hebdo : La pièce Cyrano de Bergerac a été maintes fois montée… Qu’est ce qui a fait le succès de cette version signée Henri Lazarini ?
Benoit Solès : C’est vrai que cette pièce fait comme partie de notre ADN. Chacun de nous est capable d’en réciter quelques tirades. Mais Henri Lazarini a choisi de recentrer son adaptation sur quelques personnages. Il faut avouer que la pièce initiale en comporte une cinquantaine et dure quatre heures. Aujourd’hui, ce serait impossible de la monter à l’identique. Dans cette version, la trame dure deux heures. Henri Lazarini  lui a donné un rythme quasi cinématographique. Il n’y a pas de noir, pas d’entracte, elle gagne ainsi en modernité.

L’Hebdo : La version Lazarini a t-elle une part d’originalité ?
B. S. : Oui. Il y a un fil rouge, créé par le metteur en scène. Au début, j’incarne Edmond Rostand en train d’écrire Cyrano, d’en créer les personnages qui entrent peu à peu dans son bureau… Et surtout Henri Lazarini n’a pas choisi un comédien de 50 ans pour incarner Cyrano, rompant ainsi avec la vision commune que l’on a du personnage. Pourtant, il respecte davantage Rostand qui avait fait de Cyrano un jeune homme de 30 ans. En faisant ce choix, Henri Lazarini a changé la lecture du trio incarné par Cyrano, Roxanne et Christian, car on peut se dire que le couple Cyrano et Roxanne devient possible… J’incarne ainsi un Cyrano plus fougueux qu’à l’accoutumée.

L’Hebdo : Justement, comment vous êtes-vous détaché des interprétation précédentes et marquantes comme, par exemple, celle de Depardieu ?
B. S. : Quand on aborde un rôle comme celui-là, on ne peut pas ne pas se référer aux grands qui l’ont interprété. J’ai revu les films et adaptations théâtrales les plus connues. Puis, j’ai tout oublié pour me concentrer sur le texte, le plus long du répertoire. Oublier était la seule solution pour s’approprier le rôle.

L’Hebdo : Jouer à Ducourneau revêt-il pour vous un caractère particulier ?
B. S. : Sans aucun doute. C’est sur cette scène que j’ai débuté ma carrière avec une pièce sur la vie de Molière, montée par Marianne Valéry. Cela fait vingt ans. Et je n’ai pas joué en Lot-et-Garonne depuis dix ans. C’est donc un retour aux sources avec un des plus grands personnages de théâtre pour un comédien qui incarne l’amour, l’héroïsme et la grandeur.

Mardi 29 septembre à 20h30 – Tarif : 20 à 25 euros –  Au profit de l’association Demain Debout Aquitaine – Infos et résas au 06 85 02 82 85 ou 05 53 96 42 79

Tweet about this on TwitterShare on Facebook0

Tags:

Laisser un commentaire

Pas de Commentaires

Les commentaires sont fermés