Air Canada est de nouveau prêt au décollage


Son essai de 100 mètres en demi-finale de Pro D2 avait fait grimper sa cote d’amour au plus haut. C’était dit, espéré : l’ailier canadien allait envoyer son équipe, et ses supporters, au septième ciel. Mais la belle mécanique s’est grippée à l’issue d’un match de préparation avec la sélection canadienne, en août 2015, quand les ligaments croisés de Taylor Paris ont décidé de jouer les filles de l’air.
Pendant plus d’un an, Taylor était porté disparu. Mais à l’inverse du MH 370, le joueur bleu et blanc a toujours été à portée de vue. Que ce soit en soins, dans les tribunes, le bus de l’équipe ou avec les Espoirs du SUA (où il rechuta en avril 2016), les bouclettes du chouchou d’Armandie n’ont jamais été loin. S’il a coupé les cheveux, sûrement pour une question aérodynamique, Air Canada n’a pas perdu sa force : « Ca démange, je suis à 100%, je veux jouer, comme la semaine dernière j’étais déjà prêt ».

Le vice-capitaine en a marre de « parler »
Hélas, une formation auprès des sapeurs-pompiers lui aura valu une nouvelle fois sa place sur le banc. Mais le néo-pompier est apte pour faire parler ses jambes de feu : « Et mon explosivité, mon énergie, mon expérience ». Il faut dire que le garçon qui entame sa quatrième saison au SUA a été promu vice-capitaine de l’équipe. « Quand Mathieu (Blin, NDLR) m’a appelé, ça a été une grosse surprise, et un honneur ! » Un rôle de copilote qu’il compte jouer à plein, avec hargne et modestie. « Parler, c’est facile, mais il faut montrer des choses sur le terrain, explique-t-il, tout le monde peut avoir un avis, sur telle ou telle chose qu’on aurait pu mieux faire, le démontrer dans le jeu, c’est mieux. » Ce brassard peut néanmoins se révéler à double-tranchant tant le poids de l’institution agenaise a de quoi crisper ses joueurs : « Avoir de telles responsabilités, dans une équipe avec une telle histoire, ça impressionne, il ne faut pas que j’y pense », précise le joueur de 23 ans.

Un retour espéré par tous
Nul doute que le peuple bleu et blanc sera derrière son trois-quarts à 100%. Comme pour se souvenir des bonnes choses ou oublier la prestation des remplaçants. Car les concurrents aux ailes (Nikosi, Tilsley, Fouyssac ou Mchedlidze) ont connu quelques trous d’air, notamment défensifs. « Quand tu rates un plaquage, ça se voit oui. Mais c’est trop facile de pointer des erreurs individuelles, défend le vice-capitaine, quand on regarde, c’est le résultat d’une succession de fautes avant. » Lui voit cette concurrence comme une échelle, qui « t’oblige à grimper pour sans cesse t’améliorer ». « On a des ailiers qui peuvent marquer n’importe quand, même à la dernière minute. » Mais si Taylor pouvait marquer avant la sirène, c’est tout aussi bien. Décollage prévu dimanche prochain.   

Gauvain Peleau-Barreyre

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