Alain Brugalières élu à la CCI, Serge Pujol contre-attaque


L’élection présidentielle américaine n’était pas la seule à se jouer ce mardi 8 novembre 2016. La Chambre de commerce et d’industrie de Lot-et-Garonne choisissait aussi son nouveau président, avec un résultat moins surprenant qu’outre-Atlantique. Après 30 ans de règne, Jean-Alain Mariotti laisse la main à son successeur le plus naturel : Alain Brugalières. Déjà vice-président de la CCI, le directeur général de Vitamont a mené sa liste Agir pour l’entreprise à une large victoire dans les urnes : 35 sièges remportés sur 42 possibles.
Sur six collèges représentant les différentes typologies d’entreprises, seule la catégorie commerce 1 (de 0 à 4 salariés) est revenue à la liste opposante menée par Serge Pujol. Ce dernier récupère au passage l’un des quatre sièges pour la chambre régionale (CCIR). « C’est globalement une belle satisfaction même si l’on a perdu un collège. C’est la démocratie, il faut l’accepter. Nous serons prêt à faire de la place à tous ceux qui souhaitent s’investir pour développer le Lot-et-Garonne même si l’on ne délocalisera pas l’aéroport à Damazan », réagit Alain Brugalières, sans triomphalisme.

« Les listes sont fausses »

De son côté, Serge Pujol affirme d’abord être « très content d’avoir été choisi pour représenter le commerce et surtout d’être élu à la région. Ce n’est pas si mal pour un tour de chauffe avec de nombreux syndicats à dos ». Il précise également vouloir travailler « en bonne intelligence, sans semer la zizanie » avec les élus de l’autre liste.
Mais le PDG du groupe automobile Pujol entend bien déposer un recours auprès de la Préfecture qui encadre ce scrutin. « Les listes d’électeurs sont fausses. Beaucoup n’ont pas reçu leur outil de vote, certains sont radiés, d’autres même décédés. Il y en a qui ont voté pour des sous-catégories qui ne leur correspondaient pas. C’est une faute grave et un signe d’amateurisme », déclare-t-il. Serge Pujol glisse également qu’il souhaite une vérification du dépouillement et des votes par voie électronique mais ne dénonce officiellement aucun dysfonctionnement pour le moment. Si l’hôtel du cours Gambetta n’est pas la Maison blanche, là encore, l’affaire n’est peut-être pas terminée. L’investiture du nouveau bureau prévue dans deux semaines pourrait être décalée.

Dimitri Laleuf

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