L’oeil d’André Gounou // La longue bataille de l’emploi


En 1982, naissait la décentralisation. Un transfert de compétences de l’Etat vers les collectivités locales et territoriales allaient profondément modifier les responsabilités des élus locaux. Quelques uns s’en sont plaint d’autres, au contraire, y virent l’opportunité de s’investir avec une plus grande liberté au profit de l’aménagement du territoire. L’un de ceux-ci fut Jean François-Poncet, président du Conseil général qui, avec Paul Chollet, alors maire d’Agen, s’engagèrent à développer des activités génératrices d’emploi. Je me souviens qu’il fut question de l’Agenais, désigné comme camp du drap d’or, lors de l’inauguration de feu l’IGEPA à Foulayronnes.

Un bilan à consolider
L’Institut de génie des procédés agro-alimentaires fut en France le premier établissement d’enseignement supérieur géré conjointement par deux universités, l’une de Toulouse et l’autre de Bordeaux. Fait très exceptionnel qui devait préfigurer la position d’Agen, idéalement placé entre Bordeaux et Toulouse, comme une zone neutre de développement et d’implantation de siège régionaux. A part l’Agropole et la MACIF pourquoi plus de 30 ans après le bilan n’est-il pas plus important ? Trois raisons à cela. La première, c’est que l’agglomération d’Agen est confrontée à une situation de territoire inondable. La deuxième, c’est que pendant des années les élus communautaires, se sont entre-déchirés. Enfin la troisième, c’est que les fonds structurels étaient insuffisants. Sainte-Colombe-en-Bruilhois aménagée en vue d’une zone d’activités économiques d’excellence régionale résout le problème de zone inondable. Les élus communautaires, dans leur grande majorité, sont solidaires du projet. Reste le problème du financement des infrastructures, pont, échangeur routier, gare TGV, qui devrait, par la volonté unitaire et résolue des élus, trouver à terme une solution satisfaisante. C’est aussi un choix dans le cadre des fusions de régions.

1 000 signatures pour la fusion Aquitaine – Midi-Pyrénées

Un coup de poker qui porte ses fruits. La pétition lancée au début du mois par Bernard Lusset, adjoint à la mairie d’Agen, pour une fusions des régions Aquitaine et Midi-Pyrénées a reçu 1 064 signatures. « Il appartient aux habitants des deux régions d’exprimer avec force leur volonté de construire en Gascogne une « Catalogne à la française », écrit-il dans la déclaration d’intention. La pétition est adressée aux deux présidents de région, à Alain Juppé, Jean-Luc Moudenc et François Bayrou (maires de Bordeaux, Toulouse et Pau) quand le total de 1500 signataires sera atteint.

Pétition à retrouver sur le site
www.change.org

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