Apaisement autour du lac ?


Changement de tête, changement d’atmosphère… La session du 26 février dernier à la Chambre d’agriculture a fait salle comble. Elle marquait la première apparition du nouveau préfet aux côtés du président Serge Bousquet-Cassagne. Et l’arrivée de Patricia Willaert semble avoir enterré la hache de guerre entre l’État et la chambre : « Tout va bien » lançait d’emblée Serge Bousquet-Cassagne. Mais si l’événement était marquant, il ne justifiait pas à lui seul une telle foule présente ce jour-là.
Car le sujet central de cette session portait sur le budget de l’institution et les comptes arrêtés de 2015, après notamment le gros projet d’achat de l’abattoir de Villeneuve-sur-Lot… Autre dossier brûlant, la création d’une retenue d’eau sur la commune de Pinel-Hauterive, projet de longue date dont la première élaboration remonte à 1989. Face à presque 30 ans d’attente, la Chambre d’agriculture a donc décidé de se faire porteur du projet « pour éviter de perdre dix ans de plus alors que le principal propriétaire des terres concernées part à la retraite en 2016 ». L’urgence est donc de se porter acquéreur des terrains. Vingt hectares sont concernés pour créer un lac de 920 000 m3 dont 400 000 dédiés à l’irrigation. Dix-sept exploitations en bénéficieront : « Nous envoyons un vrai message en nous emparant du projet » soulignait le président de la chambre. Deux millions d’euros devront y être consacrés. Serge Bousquet-Cassagne compte bien également faire accélérer les choses et notamment vis à vis des services de l’état « Pour commencer les travaux d’ici six mois ».  « Aujourd’hui, face à de tels projets, nous ne pouvons plus être seulement des facilitateurs alors que les zones d’activité n’ont plus les finances ».
Et si Patricia Willaert lui a assuré de son soutien, elle l’a également exhorté à ne pas passer au-dessus de la réglementation.
La réunion a également abordé largement le problème de la grippe aviaire et des indemnisations accordées aux éleveurs de palmipèdes obligés de se mettre aux normes et de passer par une période de vide sanitaire sur leur exploitation. Le manque à gagner est évalué à six millions d’euros avec des incertitudes concernant le redémarrage de la filière  et pour certains la crainte du manque « de canetons » à élever.   

Annabel Perrin

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