Assises de la culture // Et si le Pruneau Show devenait payant ?


En annonçant la tenue d’assises de la culture, le maire Jean Dionis souhaite réinventer ce secteur si particulier et lui donner une nouvelle place dans le paysage agenais. Le public et les acteurs seront au centre de cette grande consultation et participeront aux décisions qui seront prises au printemps prochain.

Le calendrier

Il débutera en octobre avec l’élaboration d’un magazine distribué aux 17 000 familles agenaises. Cet état des lieux de la culture servira de base de réflexion et invitera chacun à se prononcer sur son mode de consommation, ses attentes et ses envies. Une consultation qui durera trois mois avant que les acteurs de ce secteur n’entrent en action début 2015. La synthèse sera établie par un organisme indépendant ( l’observatoire des politiques culturelles de Grenoble, qui a déjà oeuvré sur la création du Florida) et servira de document de travail pour le conseil municipal d’avril ou mai 2015 qui actera le nouveau visage de la culture en ville.

Un budget constant

La culture a un coût mais la municipalité sait que c’est également un levier de croissance et rayonnement. La polémique autour du conservatoire qui a eu lieu pendant la campagne municipale en est la preuve… Ce lieu d’apprentissage « coûte cher », 1,4 millions d’euros (dont un million à la charge de la ville), son fonctionnement et son recrutement « poussif » seront repensés.
Mais pas question de toucher à l’enveloppe globale  de la culture. Sans s’avancer, le maire a parlé de « budget constant » sur la mandature, soit un total de 5,3 millions d’euros par an qui représentent environ 13% des finances municipales.

Pas de sujets tabous

Les sept lieux culturels de la ville seront passés au crible. Même le Grand Pruneau Show sera sur le grill. « Ce n’est pas une vache sacrée », a affirmé Jean Dionis, écartant ainsi tout tabou autour du rendez-vous. Une nouvelle formule, des concerts payants… Rien n’est écarté. Une culture à l’échelle communautaire n’est pas à exclure, ce qui serait également une source d’économie, et l’utilisation du nouvel outil du Centre des congrès comme salle de spectacles de musique classique voire d’opéras est dans la balance.

Gauvain Pelau-Barreyre

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