Blanquefort sur Briolance : La démocratie participative à la campagne !


Comme elle le dit simplement, Sophie Gargowitsch est arrivé sur la commune de Blanquefort sur Briolance « avec mari et enfants sous le bras, il y a dix ans et j’ai tout de suite voulu m’investir dans la vie de ce village ».

Un fonctionnement qui demande du temps

Cette activité est vite remarquée localement. L’aventure politique de Sophie Gargowitsch commence en 2008 quand Pierre Mesqui, le maire lui demande de faire partie de sa liste pour les municipales. Après son élection, elle travaille sur le dossier de l’école qui lui tient à cœur et participe à la mise en place des Temps d’activités périscolaires. En mars 2014. Pierre Mesqui souhaite prendre du recul et demande à Sophie Gargowitsch de mener la liste municipale. « Sans me soucier de la couleur politique de chacun, j’ai créé une équipe d’hommes et de femmes qui a été entièrement élue par nos concitoyens malgré une liste concurrente » explique-t-elle.
Dès la mise en place du nouveau conseil, madame le maire choisit de travailler différemment : « On fait le boulot en commission thématique puis on présente le résultat lors du Conseil municipal qui tranche les dossiers. Les administrés sont invités à être force de proposition et peuvent participer aux commissions. C’est un fonctionnement qui demande du temps avec beaucoup de réunions mais qui est plus participatif. L’avantage c’est que lors de dossiers difficiles à gérer, on décide ensemble ! ».

Des projets modernes

Ainsi, avec cette méthode, les travaux du bourg de la Sauvetat ont pu être menés en concertation avec les habitants de cette « petite république libre ». « Cinquante personnes qui donnent leurs avis pendant une réunion publique, cela fait du bruit mais c’est vivant et on peut écouter les besoins de tout le monde ! » résume le premier édile. Mais gouverner n’est pas qu’un problème de méthode mais bien de projet. Là aussi, Blanquefort se distingue par des prises de positions modernes sous l’impulsion de son équipe municipale !
« Notre première délibération emblématique a été de nous déclarer hors TAFTA car nous souhaitions repousser cette vision ultra-libérale des échanges commerciaux et pouvoir continuer à privilégier une économie locale, solidaire et circulaire ». C’est toujours dans cette volonté que la commune décide d’accepter une monnaie locale, l’abeille, pour payer les différents services qu’elle propose : cantine, garderie, photocopie et locations diverses. Au-delà de ces décisions symboliques, c’est dans le cadre réel de l’école que la commune a sans doute été le plus ambitieuse.

Une école Montessori

En effet, pour sauver son école, l’équipe municipale, avec le soutien de l’équipe pédagogique et du maire de Gavaudun Éric Congé dont l’école est en RPI avec Blanquefort, lance en mars 2014 un projet de création de classe Montessori afin d’être plus attractif. Cette méthode ou l’enseignement cesse d’être vertical, du sachant vers l’élève, favorise davantage l’entraide et le travail autonome en équipe. Porté par Florence Martin enseignante en cycle 2 et Sophie Gargowitsch, le projet après validation par le rectorat a démarré en septembre dernier pour le cycle 1 (3 à 6 ans) avec Isabelle Adgnot. Les professeurs des écoles ont été formés et l’expérimentation va peu à peu s’étendre à toutes les classes au cycle 2 avec Florence Martin et au cycle 3 avec Séverine Courrié/Garzon.
« Nous avons payé les formations des enseignants et une action de crowfunding nous a permis de financer en partie le matériel pédagogique » explique Sophie Gargowitsch qui  conclut en soulignant « l’augmentation des effectifs à la rentrée qui nous confortent dans notre action ! ».

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