Blin, taille patron


Mercredi matin, Mathieu Blin reçoit un à un les journalistes venus en nombre découvrir le nouveau visage du Sporting. Aux petits soins, le manager général et directeur du club veille aussi et surtout à ce que ses ouailles soient déjà dans le bon tempo. Pas de doute, l’homme fort du Sporting est déjà à fond…

L’Hebdo : Mathieu Blin, dans quel état d’esprit avez-vous retrouvé vos garçons après cette coupure d’un mois?
Mathieu Blin :
On a retorouvé tout le monde dans de très bonnes dispositions mercredi pour une journée placée sous le signe de l’administratif. On a eu une première prise de contact avec les mecs qui ont récupéré leur dotation et avec qui on a eu un premier discours très formel. Avant d’attaquer hier la préparation physique.

L’Hebdo : Malgré votre fin de saison très tardive, vous avez déjà presque tous vos joueurs à votre disposition, si on excepte les mondialistes ?
M. B. :
  Oui et c’est très important pour créer de la cohésion très vite. On attend encore quatre garçons (dont Narumasa, Sadie, Tisley et Murday, NDRL) qui seront là dès lundi avec nous, ce qui est plutôt très bien. Pour le reste on est effectivement au complet.

L’Hebdo : Par le passé le public s’est parfois étonné de ne pas voir les jeunes pousses du club intégrées au projet de l’équipe fanion. Là, vous avez intégré pas loin de quatorze joueurs issus de la formation ?
M. B. :
C’est une volonté très forte ces dernières années de s’appuyer sur notre centre de formation. Cela s’était d’abord matérialisé avec des garçons comme Alex Balès, Mathieu Lamoulie ou Antoine Erbani. Désormais c’est la génération Abadie-Herriteau qui va prendre le relais. On compte sur eux, c’est sûr.

L’Hebdo : D’autant que le club s’est montré prudent durant ce mercato estival?
M.B. :
On a composé avec le budget du club. L’idée était de ne pas s’envoyer en l’air et, quoiqu’il arrive, de pérenniser le projet du club. Si on redescend dans un un an, le club ne sera pas en danger financièrement. Malgré tout, on a construit un groupe pour être compétitif.

L’Hebdo : Commet avez-vous déniché ce que vous espérez être de « bonnes pioches » ?
M. B. :
On a beaucoup travaillé à la vidéo grâce à un logiciel qui permet de voir tous les matches qui se déroulent dans le monde. On a passé des heures et des heures à la vidéo et cherché des joueurs correspondant au profil que nous recherchions. On a aussi fait jouer les réseaux pour prendre des renseignements sur les mecs visés. Bref, on a bossé.

L’Hebdo : En plus de ce rôle très sportif, vous avez endossé celui de directeur exécutif du club ce qui élargi vos compétences vers de nouveaux horizons, cette fois-ci beaucoup plus économiques. Qu’est-ce qui vous a poussé à aller plus loin dans votre démarche ?
M. B. :
Personne ne m’a poussé, on m’a proposé, le président et le conseil d’administration, d’aller dans ce sens-là. J’ai accepté parce que cela correspond à ma philosophie. Je crois à la transversalité, à l’interconnection entre les différents composants d’une aventure. Je préfère proposer que simplement exécuter. Là on touche à tous les paramètres du projet d’un club. C’est très intéressant et enrichissant.

L’Hebdo : Vous êtes par ailleurs chef d’entreprise depuis de longues années (Ndlr: il est le propriétaire du Trinquet à paris). Cette expérience vous sert elle dans votre nouveau quotidien?
M.B. :
Encore une fois, c’est plutôt ma personnalité qui me sert et ma soif de toucher à tout à partir du moment si les choses se connectent entre elle. Au trinquet je taillais les haies, je discutais prix avec les fournisseurs, je managé… Et quand j’étais joueur c’était pareil. J’avais besoin de comprends ce que faisait le kiné ou le préparateur physique…

Cyril Récondo

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