Boé // « 13 engagements déjà réalisés »


Réélu maire haut la main en mars dernier, Christian Dézalos a impulsé pour son troisième mandat une nouvelle forme de gouvernance. C’est également l’un des délégués communautaires qui s’est montré le plus véhément contre la réforme de mutualisation proposée par l’Agglomération.

L’Hebdo : Pourquoi avoir décidé de transformer les promesses de campagne en mode de gouvernance ?
Christian Dézalos : C’est la première fois que nous faisons cela. Il était important que ces engagements fassent l’objet d’une délibération. Mon programme de campagne sera le guide de mon mandat. Nous avons également adopté un Plan pluriannuel d’investissements.

L’Hebdo : Où en êtes-vous huit mois après l’élection ?
C. D. : Nous avons déjà réalisé treize de nos engagements. Parmi les principaux, nous avons créé un sésame pour aider les familles à payer les licences auprès des clubs sportifs, des associations culturelles. Nous avons aussi voté une baisse de la taxe d’aménagement, de nouveaux abattements sur la taxe d’habitation. Par ailleurs, les taux des taxes foncières et d’habitations n’ont pas bougé depuis treize an, et cela continuera.

« Une méthode insupportable »

L’Hebdo : Les finances municipales vous permettent-elles encore de baisser les impôts en dépit d’un contexte d’austérité ?
C. D. : Nous l’avons fait car notre situation financière est saine, comme l’atteste l’analyse de la direction générale des finances publiques. Nos recettes sont supérieures aux communes de la strate, le niveau d’endettement est particulièrement bas : la moyenne de la dette pour les villes comparable est de 791€ par habitant, à Boé elle est de 191€.

L’Hebdo : Vous êtes également l’un des vice-présidents de l’Agglo qui a le plus contesté la réforme de mutualisation…
C. D. : C’est assez inédit qu’un tel clivage apparaisse à l’Agglo. Cela révèle l’impréparation de la réforme et ce passage en force est insupportable. La mutualisation a été adoptée à deux voix près alors qu’il y a une majorité d’Agenais… La contestation est très large sur la méthode et cela pose des questions de déséquilibre entre les communes, voire de leur disparition…

L’Hebdo : Vous êtes contre la mutualisation ?
C. D. : Sur la forme oui, mais pas sur le fond. Mutualiser les achats, la logistique, la formation des agents… C’est envisageable. Mais le vote ne concernait que l’opportunité d’une telle réforme, pas ses modalités de mise en place. Il y aura un nouveau vote, et si les élus se prononcent contre, on repart à zéro.

L’Hebdo : Votre mandat de conseiller général touche à sa fin, allez-vous vous représenter ?
C. D. : Oui, je formerai un tandem avec une élue bon-encontraise. Mais je l’annoncerai officiellement en temps voulu.

Propos recueillis par Gauvain Peleau-Barreyre

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