Du Bollywood pour les écoles indiennes


Vingt éditions déjà pour le festival de l’Inde au profit de l’association Laxmi. Rhada Devi, présidente de l’association, a souhaité marquer le coup en ajoutant une journée à la programmation d’un événement dédié à la culture indienne. Un événement qui suscite de plus en plus d’intérêt, notamment du côté des établissements scolaires : « J’ai dû refuser des demandes faute de place. C’est une première » souligne Rhada Devi. On vient désormais de loin pour s’immerger le temps d’une journée en Inde. L’édition 2017 a gardé les valeurs sûres de ses grandes soeurs avec les ateliers culinaires, de yoga, de danses traditionnelles ou encore de massages. Le défilé de mode indienne est également encore au programme. Sur le plan artistique par contre, la vingtième édition se distingue : « C’est la première fois que nous aurons les deux marraines de l’association présentes au festival. Karine Salmon et Sharmila Sharma sont deux danseuses de renom international ».
Le festival se tourne également vers l’Inde contemporaine en invitant un groupe pop-jazz, indien et européen, moins traditionnel : « Nous avons également prévu une soirée Bollywood avec un DJ qui vient de Paris pour faire danser le public toute la nuit ».

De plus en plus de boulot

Si le festival s’étoffe, ce n’est pas seulement pour fêter son vingtième anniversaire. Il existe notamment pour amener des subsides conséquents à l’association humanitaire Laxmi dont l’action ne cesse de s’étendre. Depuis cette année, elle se charge d’une nouvelle école : « Cette dernière nous en a fait la demande lors d’un séjour sur place. Elle scolarise 225 élèves, à 80% des filles. Cela nous fait six établissements au total, soit près de 1 800 enfants à nourrir chaque jour, mais également habiller d’un uniforme que nous remplaçons tous les deux ans ». Laxmi a également développé une nouvelle activité en direction des mères : des ateliers d’alphabétisation et de couture. « Nous constations que les vêtements des enfants étaient déchirés et nous n’avons pas les moyens d’en envoyer régulièrement. J’ai alors suggéré que les mamans fassent un peu de couture. Et je me suis rendue compte qu’elles ne savaient pas le faire ». Rhada Devu monte alors des ateliers de couture au sein des écoles et découvre qu’elles ne savaient ni lire ni écrire : « On a alors mis en place une école pour mamans deux fois par semaine aux côté de l’atelier couture ». 46 mamans en profitent actuellement. « Mais tout ceci a un coût et le festival nous aide à financer ». Car, après avoir rémunéré les artistes,  l’argent récolté part aux écoles : « Chez nous, les bénévoles, y compris les médecins, ne touchent rien. Lorsqu’ils partent en Inde, c’est sur leurs deniers personnels » tient à préciser Rhada Devi.

Annabel Perrin

Les 24, 25 et 26 mars – salle multifonctionnelle de Casseneuil – Programme détaillé sur www.laxmifrance.fr

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