Carnet noir // André Montet rejoint l’Histoire


Il était discret et aurait pu garder de la distance de par son parcours professionnel et son passé d’ancien combattant. Au lieu de cela, André Montet faisait partie des figures emblématiques de Nérac, on le voyait lors des événements organisés par et pour les anciens combattants comme lors des rendez-vous des Amis du Vieux-Nérac ou encore des anciens élèves de la ville et de l’harmonie municipale. Désormais, les Néracais ne le verront plus. Il s’est éteint cette semaine. La cérémonie d’incinération aura lieu samedi 11 octobre, à 10 heures, au crématorium de Nérac, le jour-même de ses 94 ans.

De la Baïse jusqu’au Rhin

Né en 1920, à Nérac, André Montet était élève à l’école de Lavardac puis à Nérac. En 1937, il a rejoint l’Ecole normale d’Agen. La guerre éclate et l’empêche de poursuivre une préparation militaire spécifique pour s’inscrire à l’école militaire de Saint-Maixent. En octobre 1940, il débute comme instituteur dans le Villeneuvois. Il sera enrôlé dans les Chantiers de jeunesse, sa passion pour la flûte traversière le conduira à jouer pour l’Orchestre national des Chantiers. En 1941, il épouse Ariette, une institutrice. Ils auront deux enfants, Danielle et Bernard. Quelques mois plus tard, il reprend son poste d’enseignant à Miramont-de-Guyenne. Fin 1942, il entre en résistance contre l’occupant nazi. Il prendra ensuite le maquis pour éviter l’arrestation. Là ne s’arrêtera pas sa détermination à refouler l’ennemi. Ce n’est qu’après la capitulation de l’Allemagne qu’il pourra à nouveau exercer son métier. Il évoluera dans sa carrière jusqu’à devenir inspecteur primaire de l’Education nationale. Avant de pouvoir  rejoindre sa famille, il a vécu deux ans dans la clandestinité.
Après la libération du Lot-et-Garonne, il devient capitaine de son bataillon et franchira le Rhin avec ses hommes. André Montet racontait, avec toute la discrétion qu’on lui connaissait, les actions des maquisards. Ces pans d’histoire sont consignés dans le n.45 de la « Revue des AVN ». C’est le moment de lire ou relire cette publication afin de rendre un dernier hommage à la modestie de ce Néracais.
« L’Hebdo Quidam » présente ses sincères condoléances à sa famille et à ses amis.

Cathy Montaut

Tweet about this on TwitterShare on Facebook0

Tags:

Laisser un commentaire

Pas de Commentaires

Les commentaires sont fermés