Une vieille connaissance !


L’occasion était pourtant belle pour la troupe du capitaine Solé de recoller aux premières places du classement de l’élite départementale avec la réception des Monflanquinois d’Alain Martinaud en proie aux doutes. Hélas, les coéquipiers de David Tortul n’ont pas su profiter de l’avantage du terrain et de la bonne spirale qu’ils traversaient (deux victoires de rang en championnat) pour améliorer l’ordinaire (6e, 7 pts). Au contraire, après cette défaite à Régadous, les joueurs de l’entente Pont-du-Casse-Foulayronnes se posent naturellement beaucoup de questions sur leur avenir tant la prestation de dimanche laisse planer un gros doute sur la faculté de l’ensemble de l’effectif à répondre présent quand les vents contraires secouent l’édifice.

Manque de caractère

Ce manque de réaction fautif peut trouver sa genèse dans les divers aléas ayant émaillé  le match. Ainsi, le forfait à l’échauffement de Petit sonnait comme le premier signal d’un après-midi cauchemardesque. Puis, c’était au tour du jeune Saliba (genou) de quitter ses camarades après un petit quart d’heure imité juste avant la pause par Lemonnier, blessé. Dans ce laps de temps, les locaux accusaient déjà un retard coupable (1-3). S’il y eut bien une riposte à l’entame de la seconde mi-temps (3-3) grâce à des réalisations de Solé (47e) et Busseniers (50e), les cadeaux recommencèrent de plus belle comme le but de la victoire quasiment offert à des visiteurs qui n’en demandaient pas tant (3-4, 75e).

Place à la coupe

Pour se remettre les idées en place, il faudra aller chercher la qualification sur le terrain livradais, pas une mince affaire puisque les locaux ont retrouvé des couleurs après quelques années de disette. Mieux, la descente en D2 semble avoir été complètement digérée puisque les garçons de Charif occupent la première place de la division à égalité de points avec le FC Casteljaloux et les doublures assaïstes (12 pts). Avec une prestation aboutie, lors de la dernière journée, sur leur pelouse face à Miramont (3-0), ils bouclent ainsi une série de quatre succès pour un unique revers. De quoi voir la suite de la compétition avec beaucoup d’optimisme. Certes, le onze de Jarret ne fait pas une fixation sur un bon parcours en coupe mais ne laissera pas ce visiteur qui l’avait copieusement dominé lors du précédent exercice dicter sa loi. Les choses ont en effet bien changé ! 


Interview de Vincent Capel // (entraîneur du FCPF)

« Nous jouons la montée ! »

L’Hebdo : Vincent, un déplacement périlleux se profile en coupe à Sainte-Livrade. Quelles sont vos ambitions ?

Vincent Capel : Je profite de ce tour de coupe pour tester des joueurs qui ne sont pas loin de pouvoir jouer en première. Pour dimanche et par rapport à la composition en championnat, il y aura onze nouveaux joueurs (huit titulaires). Une large revue d’effectif en perspective et la possibilité de laisser quelques cadres souffler avant le match hyper important qui nous attend contre les doublures colayracaises, la semaine prochaine. J’avais même l’idée en début de saison de faire jouer la réserve en coupe Georges-Parade et la trois en coupe des réserves pour que tout le monde puisse évoluer. Cela n’a pas été possible puisque les deux équipes ont été reversées en coupes Louis-Coué et Zanardo. Notre seconde réserve a même une rencontre de championnat prévue en même temps que nous jouons en coupe.

L’Hebdo : Vous restiez sur de belles prestations en championnat et dimanche vous avez trébuché sur votre pelouse face à Monflanquin (3-4). Pouvez-vous nous expliquer ?

V.C. : Nous avons réalisé trois belles prestation contre Marmande 2, Castillonnès et le SUA 2. La défaite de dimanche est plus un coup d’arrêt comptable qu’une faillite collective. Mon groupe a rendu une belle copie mais les coups du sort ne nous ont pas épargnés avec trois blessés pendant le match et des cadeaux aux adversaires avec deux buts offerts. Je garde le moral et mes gars aussi car nous avons fait une attaque-défense, nous avons manqué de réalisme devant le but mais la roue tournera pour nous.

L’Hebdo : Quelles sont vos ambitions pour cette saison en championnat ?

V. C. : Nous jouons la montée, ce n’est pas la peine de le cacher. Pourquoi dire « je joue le maintien » quand personne ne sait combien de formations descendront de ligue ? En plus, je crois sincèrement que nous avons l’effectif pour jouer les premiers rôles. Je suis un nouvel entraîneur chez les seniors, je dois aussi m’adapter au niveau, à plein de paramètres. Mais j’apprends vite. J’ai, cette saison, pas mal de nouveaux éléments. Il faut donc trouver la bonne osmose, la bonne carburation. Le groupe est réceptif et il y a un très bon état d’esprit. Certes, j’ai dû changer quelques mentalités en mettant la compétition en avant, nous devons tout faire pour gagner et ne rien regretter. J’ai mis en place une charte de bonne conduite comme justifier les absences, les retards et cela paie car sur le groupe de la une qui compte 26 éléments, j’ai une vingtaine de jours à chaque entraînement.

L’Hebdo : Justement quelles sont les différences entre coacher des jeunes et des seniors ?

V. C. : Jusqu’à présent j’avais drivé des équipes de 13 à 18 ans. Une des différences notables est que les jeunes ne pensent que foot quand ils sont à l’entraînement par rapport à des adultes qui ont souvent des pensées parasitées – et c’est compréhensible – par le travail ou la famille. C’est une notion que je prends bien sûr en compte en adaptant mon coaching.  Ce côté psychologique est plus important. Le groupe senior assimile aussi plus vite les consignes mais les habitudes sont parfois tenaces et mon rôle est de gommer les mauvais tics. Pour mes entraînements, j’utilise tout le temps le ballon pour que les séances soient plus attractives, encore une différence avec les plus jeunes.

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