La Chambre la joue corporate


Serge Bousquet-Cassagne, président de la Chambre d’agriculture, a un mot d’ordre face à l’adversité : la solidarité. « Cela a été une année difficile en termes de climat et de prix, sans compter la crise de la grippe aviaire. Mais, notre état d’esprit à la Chambre est le soutien coûte que coûte ». Il est ainsi revenu sur les actions efficaces des FAR (Factions d’action rapide) qui viennent empêcher les contrôles des exploitations : « Une dizaine d’interventions se sont déroulées sans heurts. Nous sommes là pacifiquement et servons bien souvent de soupape de sécurité pour l’agriculteur face au contrôleur administratif » ajoute le président.

Succès des soirées rencontre

Dans la même veine, la Chambre d’agriculture a lancé en 2016, des rencontres parole libre dans les cantons du département. A chaque réunion, sont présents entre 50 et 90 agriculteurs venus débattre à bâtons rompus de leurs problèmes quotidiens : « Elles fonctionnent bien. Nous y associons toujours un représentant du territoire » explique Serge Bousquet-Cassagne. « Mais c’est aussi l’occasion pour les agriculteurs de se retrouver entre eux. C’est une profession où l’on est solitaire. Ces rencontres sont un lieu d’échanges ». En 2017, les rencontres parole libre s’intensifient. Une douzaine ont été programmées entre janvier et février.
La Chambre n’en oublie pas pour autant son objectif premier : celui d’accompagner les agriculteurs dans leur projet professionnel. L’emploi est un des nerfs de la guerre. La Chambre organise des speed-dating et a ouvert un site spécifique. 140 emplois ont été ainsi pourvus et pas seulement dans le saisonnier : « L’agriculture recrute dans le département, y compris des cadres. Il faut le savoir » ajoutait le président.
La Chambre s’est également attelée au problème épineux des friches agricoles : « Nous avons réussi à convaincre des propriétaires de remettre les terres en culture avec l’aide de leurs voisins  ou en les confiant à de jeunes agriculteurs désireux de s’installer », précise Serge-Bousquet-Cassagne. 200 hectares ont été remis en activité sur les 900 recensés, et surtout dans le Villeneuvois, l’Agenais étant plus compliqué à convaincre avec des friches assez petites et clairsemées. « Cette action est auto-financée et nous comptons bien la mettre en action dans le Marmandais également » ajoute Serge Bousquet-Cassagne. Enfin, le président rappelait la décision lourde financièrement mais indispensable aux agriculteurs, de reprendre l’abattoir de Villeneuve-sur-Lot qui « s’il n’est pas encore viable financièrement, réalise jusqu’à 400 tonnes d’abattage par mois. Ce n’est pas rien ».

Annabel Perrin

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