Clermont-Dessous // Salle du château – C’est génial, j’adore ou La folle journée de José Rouley


Il a enfin osé ! Jean-Paul Delvor s’est lancé dans le one man show après des années de scène partagée au sein des Baladins, puis avec sa soeur de planches, Catherine Delourtet. Il a fallu donc attendre la maturité des quarante ans pour que le sale gosse, formé par Roger Louret et sa troupe, ose prendre son envol seul sur scène. Une fois décidé, il a cherché des auteurs pour lui écrire des sketchs : « Mais peine perdue… Alors je m’y suis mis moi-même et je suis allé chercher dans ce que je connaissais bien ». C’est ainsi qu’est né « C’est génial, j’adore », qui plonge le spectateur dans un casting un peu fou face à un personnage haut en couleurs dénommé « José Rouley » (prononcer à l’anglaise ») : « Oui, il fait référence à Roger Louret » confirme Jean-Paul Delvor. « Roger Louret avec qui j’ai travaillé durant des années et qui, lors des répétitions, nous sortaient des phrases devenues cultes. Je les lui ai piquées… Avec son autorisation » ajoute Jean-Paul en souriant. Devant José Rouley, les comédiens défilent, dans une audition carte blanche : « Je me laissais ainsi le champ libre pour de multiples personnages, comédiens, chanteurs et même danseurs ». La pièce se déroule donc au fil du casting, petits sketches liés par un fil conducteur : « Pour les candidats, je suis allé pêcher non seulement dans ma vie professionnelle, mais également du côté d’Internet et de tous ces blogs où des personnes, à la fois maladroites et touchantes, se filment et tentent de se mettre en lumière ». Pour lier le tout, il est allé chercher le metteur en scène parisien, Thierry Harcourt « avec qui j’avais travaillé sur « De belles espérances ». Dès le départ, il a été partant et a même mis un coup d’accélérateur au projet en posant des dates pour les première répétitions, cadrant ainsi mon travail ». Le décor consiste en une chaise, les costumes en une paire de bretelle : « Je voulais pouvoir occuper tous les plateaux, y compris les plus petits. Là, tout tient dans un sac à dos ». Depuis la première, Jean-Paul a affiné le show, abandonnant certaines répliques au fil des réactions du public : « Si jouer seul n’est pas chose facile, cela m’a apporté de la confiance. J’ai appris notamment à aller choper le public dans les yeux, ce que j’évitais de faire auparavant. Mais là, je n’ai plus le choix ».

Annabel Perrin  

Samedi 16 avril à 21 heures – Tarif : 12,50 euros –
Infos et résas au 05 53 66 56 99 ou 06 30 55 58 93 

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