Comités de soutien : la guerre des roses peut commencer


Avec sept candidats retenus pour autant de sensibilités, les relais locaux se mettent en branle. En Lot-et-Garonne, les deux premiers à dégainer sont les soutiens d’Arnaud Montebourg et de Manuel Valls.

Les Vallsistes en pôle 

C’est à ce dernier que revient la palme de la précocité d’entrée dans la danse. Les Vallsistes lot-et-garonnais ont monté le comité de soutien « dès le soir de sa déclaration de candidature », a répété Patricia Henry, initiatrice du rassemblement autour de l’ex-Premier ministre. D’abord sur les réseaux sociaux, l’équipe lot-et-garonnaise a pris corps autour de plusieurs figures de militants et d’élus. Ils revendiquent même le ralliement de plusieurs maires (le Villeneuvois Patrick Cassany, le Boétien Christian Dézalos, le Néracais Nicolas Lacombe), d’édiles et du conseiller départemental Bernard Barral, par ailleurs mandataire du comité de soutien. L’équipe encore sous le coup du renoncement de François Hollande a vu en Manuel Valls le seul candidat « de gauche républicaine et moderne », héraut « pour tous ceux qui ne veulent se résigner à un second tour Fillon-Le Pen », ajoutant qu’il « avait la stature d’un homme d’Etat, le pouvoir s’apprend avant de s’exercer ». Fiers du bilan de leur chef, les soutiens sont des « sociaux-démocrates (ou libéraux, NDLR) assumés ».

Montebourg sur les talons

A l’autre bout du nuancier rose, ce sont les amis d’Arnaud Montebourg qui ont emboîté le pas de leurs camarades. Réunis autour de Jean-Pierre Claverie, militant socialiste et membre des différentes instances nationale et locale du PS, et d’Emmanuel Eyssalet, conseiller municipal de l’opposition agenaise, ils mouilleront la marinière pour le chantre du redressement productif. Si, pour l’instant « nous ne sommes pas nombreux mais nous attendons des élus départementaux », le duo qui avait mené la danse pendant les Municipales n’en reste pas moins motivé. « Nous soutenons un candidat qui a élaboré son programme avec les forces vives du pays, qui met l’accent sur l’importance de la valeur du travail, du pouvoir d’achat et de l’investissement ». Documents à l’appui, qu’ils tracteront sur les marchés, ils misent sur un programme chiffré et une « candidature atypique au sein de la gauche pour un patriotisme industriel ».

Absences et silence

Les parlementaires lot-et-garonnais brillent, pour l’instant, par leur silence. La députée Régine Povéda n’a donné sa signature à personne. Le sénateur Pierre Camani a lui aussi préféré la position d’attente. Seule Lucette Lousteau, soutien déclarée de l’ancien ministre Vincent Peillon, pourrait prendre part à la campagne de son champion. La radicale de gauche Sylvia Pinel pourra compter sur ses camarades du département. Tout comme l’écologiste François de Rugy qui trouve ici le soutien de l’élue régionale Maryse Combres. Reste à trouver les relais de Benoît Hamon (qui a la cote auprès des MJS 47) et de Jean-Luc Bennahmias. Il leur reste moins de trois semaines.

Gauvain Peleau-Barreyre

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