Les compteurs Linky et le régime d’attribution des subventions ont suscité le débat


Une fois n’est pas coutume, avant l’ouverture de la séance institutionnelle, se déroula un échange sur les compteurs Linky, entre des représentants territoriaux d’Enedis et le collectif Contre Linky Agen 47.  En présence des conseillers municipaux, les deux parties ont profité de la vingtaine de minutes qui leur était accordée pour exprimer leurs positions. M.Kraunos a pris la parole en premier pour exprimer les inquiétudes des consommateurs au sujet de ce compteur dit communiquant avec les arguments suivants : « Des lignes électriques devenant émettrices de fréquence, un coût d’installation sous-estimé, des évolutions de facturation, des relevés de données personnelles pouvant motiver les compagnies d’assurances… » Il a également signalé qu’Enedis avait donné des consignes à ses poseurs sous-traitants pour remplacer les compteurs, même lorsqu’une affiche contre les compteurs Linky était placardée par des propriétaires. De son côté, Laurent Méric, expert Linky chez Enedis, a présenté les avantages de ce dispositif : « La création d’emplois, le développement des énergies renouvelables, la meilleure maîtrise de la consommation… » René Pichan, directeur territorial, est quant à lui revenu sur les craintes des opposants : « Le compteur Linky ne diffuse pas plus d’ondes que les chauffe-eau, l’Agence nationale des fréquences ayant fait des mesures. Les données restent propriété des clients et nous en garantissons la confidentialité, elles ne sont transmises qu’au fournisseur d’électricité ». 14 000 foyers en sont actuellement équipés sur l’Agenais. Le déploiement concernera les communes de Boé, du Passage d’Agen et de Foulayronnes, dans les prochaines semaines, avant de s’étendre sur tout l’Agenais. Et même si le sujet inquiète et que les courriers d’Agenais réfractaires au dispositif sont nombreux chaque semaine sur le bureau du maire, la pose de ces compteurs est bien une obligation, c’est un devoir légal inscrit au Code de l’énergie.

L’exception SUA

Il a également été question du nouveau régime d’attribution des subventions aux associations sportives qui était en chantier depuis l’an dernier. Un groupe de travail, autour du conseiller municipal délégué aux Sports Alain Dupeyron, a établi un dispositif prenant en compte une série de critères permettant de valoriser financièrement des clubs effectuant un travail de qualité correspondant aux objectifs fixés par la Ville. « Ces critères mesurables et objectifs, sous forme de points, prennent en compte divers engagements : l’élargissement de la pratique féminine, l’accès au sport pour les personnes handicapées, le développement de la pratique sportive dans les quartiers prioritaires et le soutien au sport de haut niveau ». Dans cette nouvelle politique, 30 % de la subvention sera déterminé à l’appréciation de la Ville qui évaluera la qualité de la gouvernance financière, la vitalité du bénévolat, l’engagement du club dans des projets à vocation sociale ou encore des résultats sportifs particulièrement remarquables. Ce nouveau barème de subventions a suscité débats lundi soir. Car cette règle, à peine née, comprend un cas particulier de taille : le SUA Rugby. « Il y a effectivement une exception rugby » assume le maire, Jean Dionis, face à une opposition qui dénonce un « SUA sanctuarisé ». Thierry Hermerel, président du SUA Rugby Association et adjoint à la Cohésion sociale, qui n’a pas prit part au vote a tenu à justifier cette faveur particulière accordée au Sporting. « L’objectif du SUA est d’attirer les jeunes pour les faire monter en équipe première. » Il a également rappelé la dimension de ce club, doté d’un centre de formation de première catégorie, qui attire chaque année les meilleurs jeunes du département, et possédant des équipes de jeunes, régulièrement championnes de France. La majorité l’assume pleinement, le SUA fait partie de l’ADN de la ville et la subvention est donc maintenue pour les prochaines années à hauteur de 134 000 euros.

Simon Galinier

Brèves de conseil :  

Le SUA Football étant au bord de la liquidation judiciaire, la Ville a décidé de lui venir en aide en versant une aide exceptionnelle de 59 000 euros. En justifiant que ce club joue un rôle éducatif et social primordial auprès des jeunes et notamment de la centaine d’enfants bénéficiaires de la banque des Sports. Dans le cadre de ce soutien financier, la Ville a signé une convention de partenariat pluriannuelle pour une durée de 6 ans qui fixe au club des objectifs éducatifs et de formation importants, notamment celui de la labellisation de son école de football.

Même combat pour le SUA Tennis de table, également en grande difficulté financière. Les élus agenais se sont donc engagés à verser pour les trois prochaines saisons une subvention fixe de 22 000 euros.

Après avoir mis en concurrence les évènements Folies Vocales et Instants Perchés en 2017, un seul a été retenu pour 2018. Le choix définitif s’est porté sur les Folies Vocales dont la proposition autour de la voix et du chant correspond mieux au patrimoine du département, Une subvention de 80 000 euros a été attribuée à l’association pour l’organisation de cet évènement culturel le dernier week-end du mois de mai 2018.

La Ville a adhéré à l’association « Centre-Ville en Mouvement » pour un montant de 250 euros. Cette plateforme nationale doit permettre aux centres-villes de retrouver leur attractivité et leur vitalité.

Les élus agenais ont fixé, au titre de l’année scolaire 2017/2018, la participation forfaitaire par élève agenais scolarisé dans les trois écoles privées d’Agen sous contrat d’association à 576,53 euros pour les enfants d’âge élémentaire et 218,21ˇ pour les enfants d’âge maternel. Ces sommes correspondent aux montants de la participation des communes extérieures aux frais de scolarité d’un élève non agenais.

Le conseil a signé une convention de partenariat culturel avec la Lyre agenaise destinée à accompagner le nouvel orchestre d’harmonie, Agen Orchestra.  Il accueillera des musiciens amateurs de l’agenais ainsi que des élèves du Conservatoire à rayonnement départemental d’Agen (CRDA) et des écoles de musique environnantes. Une subvention de 1 249 euros a été attribuée. Tandis que le travail et l’investissement de l’ancien président Jean-Claude Fondriest ont été largement salué par le maire.

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