Un conseil citoyen tiré au sort


Depuis cet été, le coeur de ville est classé quartier prioritaire, selon les nouveaux critères de la politique de la Ville, définis par l’Etat. Un classement qui octroie à la municipalité une dotation financière supplémentaire afin de mener des projets de redynamisation et d’embellissement, sur la zone définie : « Une chance, donc, qu’il convient de ne pas laisser passer » souligne Patrick Cassany, maire de la Ville. « Car le montant de l’enveloppe budgétaire allouée à la politique de la ville est d’ores et déjà fixé, et les premiers à mettre en place des projets seront les premiers servis ».
Mais pour avoir droit à de nouvelles subventions, la municipalité et l’agglomération doivent mettre en place un comité de pilotage d’institutionnels mais où sera également représenté le citoyen résidant dans « le quartier prioritaire ».
Pour ce faire, un conseil citoyen doit être mis en place selon des modalités bien définies : « Nous devons procéder à un tirage au sort, à l’image de ce qui se fait pour les jurés d’assises » explique Patrick Cassany Ce mercredi, une centaine de personnes sur les 1 740 concernées ont dont été choisies au hasard pour venir siéger en conseil citoyen : « Nous avons voulu en tirer au sort une centaine pour être certains que quinze siégeront réellement ». Le tirage au sort devait également respecter des critères de parité et d’âge.

Quatre thématiques

Les 100 personnes désignées vont donc recevoir un courrier les conviant à une réunion d’information et où ils décideront, s’ils souhaitent oui ou non, s’asseoir au conseil citoyen : « Il est évident que c’est une démarche volontaire. Les quinze représentants des habitants du coeur de ville seront alors aux côtés de 5 élus de la Ville, 5 représentants d’associations et 5 acteurs locaux agissant sur le quartier » ajoute Patrick Cassany. Le conseil citoyen est ainsi défini pour cinq ans et doit élaborer les projets financés par la politique de la Ville. Pour ce faire, quatre commissions travailleront autour de thématiques précises : l’économique et l’emploi, l’éducation et la culture, le cadre de vie et la lutte contre les discriminations, la mixité sociale, la prévention et la sécurité.
Chaque commission présentera ensuite au Conseil citoyen ses travaux. Si ce dernier les approuve, les projets passeront ensuite par le Copil où siège un représentant de l’Etat, de la commune concernée et du conseil citoyen, puis par la CAGV, ayant la compétence politique de la Ville : « Le premier conseil citoyen devrait se réunir mi-novembre et rapidement faire des propositions concrètes » souligne Patrick Cassany. « Car nous devons signé le contrat avec l’Etat le 1er janvier prochain où seront stipulés les grandes orientations que nous devrons mener… Il reste peu de temps ! ».

Annabel Perrin

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