Conseil municipal // La mairie revoit (un peu) sa copie


Le silence est d’or. Cette antienne fait sienne par la délégation de parents d’élèves qui s’est invitée au conseil municipal de lundi a peut-être donné des idées aux édiles. Eux qui cherchent par tous les moyens à combler le trou laissé par la baisse de dotations de l’État ont pu constater que la colère des  usagers de l’école publique est un filon qui est loin de se tarir.

Les Atsem dans la moyenne
Hausse des tarifs du repas, suppression d’un Atsem par établissement, réduction des horaires de garderie : les motifs de colère ne manquent pas. Et ont trouvé un écho, parfois positif, auprès du maire et de ses adjoints qui ont proposé de nouvelles mesures pour répondre à l’inquiétude. C’est Sandrine Laffore, élue PS d’opposition, qui a amené ce sujet qui n’était pas à l’ordre du jour en parlant de « choix politique » concernant les arbitrages de la municipalité. Le maire, épaulé par ses adjoints à l’Éducation et aux Finances, a dans un premier temps, défendu les mesures les plus controversées. Ainsi la suppression d’un Atsem fait revenir la ville « à la norme nationale » concernant cette catégorie de personnel. « Il n’y aura pas d’impact sur la vie de classe », promet Jean Dionis.
En ce qui concerne les horaires raccourcis de garderie, ils sont conservés mais gagnent 15 minutes. Ainsi, le projet initial de les faire s’arrêter à 18 heures est amendé pour passer à 18h15. Autre geste, les bus du mercredi midi censés amener les enfants vers les centres de loisirs seront bien là, à partir de 13 heures.
« Si vous manquez d’argent, vous n’aviez qu’à dépenser moins pendant le premier mandat », a contré la socialiste Catherine Pitous. « Nous avons été amenés à prendre des décisions qui peuvent sembler excessives, tempère Bernard Lusset, mais c’est justement pour ne pas laisser les finances dans un état critique à la fin du mandat. » Alors que le débat prenait une tournure politique, « on veut donner l’impression qu’il y a un camp qui est pour l’école et l’autre contre », se désole le premier adjoint. Maïté François a tenu à justifier l’une des mesures les plus polémiques : la hausse du prix de la cantine. « Nous achetons les repas à Elior à 5,60€ auxquels il faut ajouter 2,10€ de charges du personnel », a-t-elle détaillé. Ce qui conduit à « une hausse de 10% », a conclut le maire qui ne souhaite pas que les Agenais, dont les enfants ne seraient pas scolarisés, supportent un effort supplémentaire.
Les parents d’élèves, qui ont quitté la séance après ce premier échange, seront reçus en mairie ce vendredi. Nul doute que les débats devraient se poursuivre…

Gauvain Peleau-Barreyre

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