Le conservatoire renaît de ses cendres


Mercredi, le maire Jean Dionis du Séjour, son adjointe à la Culture Laurence Maïoroff et une importante délégation d’élus ont officiellement inauguré les nouveaux locaux du Conservatoire à rayonnement départemental de musique et de danse. Près de deux ans après l’incendie accidentel qui a ravagé toute l’aile gauche de cette institution située rue Lakanal, les 650 élèves et les 31 enseignants de l’école profitent désormais d’un outil flambant neuf. Il comprend une nouvelle salle de percussion, une nouvelle salle de formation musicale, une salle de violoncelle, de flûte, de harpe et des bureaux d’administrations reconfigurés. Cette rénovation d’envergure aura permis de reconsidérer dans son ensemble cette école vétuste et d’optimiser les espaces pour un meilleur accueil pédagogique et une mise aux normes en termes d’hygiène, de sécurité et d’accessibilité. Le chantier a ainsi intégré la création d’un pôle danse rapprochant les studios des sanitaires et des vestiaires. A l’entrée, d’autres sanitaires ont été construits en lieu et place des WC insalubres installés dans la cour extérieure tandis que des travaux d’accessibilité ont été menés au rez-de-chaussée pour être en conformité avec les normes en vigueur. Dans le sillage du directeur Philippe Mestres, qui bouclera ses trois ans de direction sur cette note positive, les convives – élus, professeurs, élèves et parents d’élèves – ont fait une rapide visite des nouvelles installations, avant d’être chaleureusement accueillis en musique, au son des cuivres et des guitares par les élèves qui ont joué « Aïda » de Verdi, « I got it » de Gershwin ou encore « Oh when the saints go marching in » de Louis Armstrong.

480 000 € de travaux

Les discours officiels se sont ensuite succédé, le maire a pris la parole en premier pour exprimer son soulagement. « C’est un jour heureux car nous fermons une longue et dure parenthèse, ouverte en mars 2016, durant laquelle il a fallu serrer les dents à tous les niveaux. Je remercie les professeurs, élèves, élus et parents d’élèves qui se sont mobilisés ainsi que le Centre omnisports Jacques-Clouché et l’école Scaliger pour leur solidarité qui a permis d’accueillir certains cours après le sinistre. Le premier édile a également souligné que ce chantier de rénovation aura coûté en tout et pour tout 480 000 , dont 270 000 remboursés par l’assurance et 210 000 financés par la Ville. Un vibrant hommage a ensuite été rendu au directeur Philippe Mestres, grand artisan de cette restructuration, qui a permis de conserver le label de rayonnement départemental, en danger après l’incendie. Début mars, celui-ci retrouvera, à sa demande, le conservatoire de Marmande, structure en partenariat avec l’école de musique agenaise, et laissera sa place à Jacky Lhiver. Ce dernier, musicien de haut niveau en trombone et jusqu’ici à la tête du conservatoire de Saint-Nazaire, poursuivra les actions pédagogiques entreprises par son prédécesseur reposant notamment sur le développement du département musiques actuelles en lien avec le Florida, le renforcement de la danse contemporaine et la pérennisation du chant choral à l’école Scaliger. Jean Dionis du Séjour a tenu à rappeler aux contribuables agenais que le budget de la culture, à hauteur de 5,3 millions d’euros (soit 15% du budget de fonctionnement) était sanctuarisé par choix politique. Le Conservatoire nécessite à lui seul une enveloppe annuelle de 1,3 M pour ses coûts de fonctionnement, financée à 90% par le contribuable.

Enfin, il a également annoncé qu’à la rentrée prochaine, des tarifs différenciés pour les cours de danse et de chant entreraient en vigueur entre les parents agenais et ceux non agenais, comme c’est déjà le cas pour la piscine Aquasud. 

Simon Galinier

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