Contre Toulon, la révolution !


Soixante minutes d’espoir… Avant de retomber dans leurs travers et voir le CO manger tout cru des Agenais paralysés par un possible exploit. Qu’importe, dimanche à Castres, le Sporting a enfin montré le visage que l’on attendait de lui : une équipe tournée vers l’offensive capable de prendre de l’initiative et d’aérer le jeu. Bref, un jeu moderne, alléchant, et ouvrant de nouvelles perspectives à un club qui en manque cruellement.

Oui, le SUA actuel manque de perspectives. Le traditionnel refrain présidentiel servi depuis de nombreuses années à savoir, « Agen doit être dans les vingt meilleures équipes de France » n’a plus d’épaisseur. Et plus d’intérêt. Une année en Top 14, deux ou trois autres en Pro D2, le yoyo a fait recette. Mais le fil est prêt à casser. Agen a le droit de faire le yoyo. Mais avec panache et surtout pour continuer d’exister à long terme…

Samedi, Anthony Belleau l’un de ces gamins formés au Sporting ne sera pas du voyage avec Toulon, le club qui lui a donné sa chance à haut niveau. En demi-finale de Top 14 là où Agen n’avait pas été capable de le faire jouer face à Carcassonne ou Dax… Une anecdote docteur ? Non un symptôme, français et, hélas, agenais.

Place au jeu

Avec Anthony Belleau à l’ouverture, le Sporting aurait-il gagné ce samedi soir à Armandie face au RCT ? Difficile à dire. Mais une chose est certaine : si Agen veut grandir, il doit absolument se réinventer une identité. A l’évidence, sa révolution ne se résumera pas à la seule prise de la bastille toulonnaise. Au mieux, elle serait un formidable tremplin dans une période de vaches maigres avec six défaites consécutives.

Un SUA LG stérile, comme les tweets de leurs présidents après la défaite castraise, qui doit désormais engranger des points. Et mettre enfin de la vitesse dans ses rouages. Et faire ainsi progresser un groupe qui, contrairement à ce que les réseaux sociaux affirment, a bien de l’avenir. Et le niveau pour exister en Top 14. A condition bien sûr que l’on puisse laisser s’exprimer le talent, aussi juvénile soit-il. Et qu’enfin Agen sorte de son jeu restrictif. Le temps presse, le fil du yoyo s’amincit… Et le public d’Armandie avec lui… Place (enfin) au jeu !

Cyril Recondo


52, le nombre de points encaissés par le SUA LG lors de la dernière réception du RCT. C’était le 21 mai 2016. Toulon l’avait emporté 52-13 à Armandie en inscrivant huit essais dont quatre de l’Australien James O’Connor

victoires des Agenais face aux Toulonnais sur les douze dernières confrontations directes. 

92% de plaquages réussis par les Toulonnais depuis le début de la saison. Ils sont en tête dans ce secteur devant Pau, Oyonnax et le SUA LG, quatrième avec 89% de plaquages réussis.

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