CPAM // Les contrats précaires inquiètent les syndicats


«Nous tenions juste à alerter sur la situation des agents. Ce n’est pas un mouvement social… Pour le moment. » Les mots de Virginie Laouillé, déléguée du personnel et Force Ouvrière au sein de la Caisse primaire d’assurance maladie de Lot-et-Garonne, se veulent mesurés mais fermes : l’embauche d’agents sur des postes à temps partiels ne passe pas. En cause donc, l’annonce en comité d’entreprise mardi dernier d’un recrutement de deux secrétaires, en CDI, mais en temps partiel. « Un temps partiel imposé alors que notre convention collective ne prévoit que des temps partiels choisis », précise la représentante syndicale.

« C’est de la discrimination » 

Le recrutement à venir pour le mois de juin prochain concerne deux emplois de secrétaires au sein de l’antenne boétienne de la CPAM du centre d’examen médical. Un site qui échappe à la règle du temps partiel choisi. « C’est de la discrimination, pointe ainsi Virginie Laouillé, la direction profite que l’Assurance maladie dispose de deux sièges pour précariser les agents. » S’il existe du temps partiel au sein de la CPAM d’Agen il concerne, selon les représentants du personnel, des postes de laborantins, infirmier, c’est-à-dire des « professions libérales qui peuvent trouver un complément de revenu à côté de leur emploi à la CPAM ». Il en est tout autre pour ces embauches qui ont déclenché la colère des représentants syndicaux.

Demande d’une table ronde

« Elles gagneront 750 euros par mois et auraient droit au RSA ! On fabrique des travailleurs pauvres et la seule chose qu’on nous répond c’est que nous devrions être contents des embauches », ajoute Nathalie Barthe, de FO. Un symbole qui passe mal aussi pour Hervé Kerhuel, élu au CE et membre de la CGT : « Nous fêtons cette année les soixante-dix ans de la création de l’Assurance maladie qui devait permettre aux plus démunis de sortir de la misère et là, dans notre institution, nous créons des travailleurs pauvres… »
Les quatre délégués syndicaux espèrent maintenant pouvoir organiser une table ronde avec la direction afin d’évoquer dans le détail ce point d’achoppement. L’occasion de remettre à plat également une gronde sociale de plus grande ampleur qui couve depuis les premiers soubresauts de novembre 2013. « Les conditions de travail se dégradent partout au sein de la CPAM, nous attendons toujours les mesures de la direction », conclut la déléguée FO.

Gauvain Peleau-Barreyre

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