Culture // Aurélie Cabrel déclare sa flamme


«Il m’a fallu neuf mois pile, comme pour le premier ». Aurélie Cabrel le reconnaît. Créer un album est comme une gestation. Et pour son second opus, elle a gardé celui avec qui elle avait commencé à forger sa propre identité musicale, Esthen : « C’est lui qui compose les musiques mais qui a également réalisé « A la même chaîne ». Nous avons des affinités musicales indéniables. Il comprend immédiatement où je souhaite aller. Il est pour moi un point de stabilité, une petite conscience rassurante sur la direction à prendre dans un monde musical où nous sommes de plus en plus nombreux à vouloir se faire entendre ». Son guitariste, Diego, fait également de nouveau partie de l’équipe : « Il s’est chargé du mixage ».

Un autre ton
Mais si Aurélie s’est appuyé sur les mêmes piliers solides que pour son premier album, elle n’a pas pour autant désiré faire un copier-coller. Et au fil des morceaux de « A la même chaîne », on remarque l’omniprésence des cordes : « Une volonté que j’ai affirmée dès le départ. Sur le premier album, j’avais une vision plus électrique et anglo-saxonne des morceaux. Là, je voulais qu’Esthen y glisse  surtout du violoncelle, un instrument que j’adore ». Aurélie a eu alors la chance de se voir proposer l’orchestre de l’Opéra de Paris pour l’enregistrement des morceaux en studio. Un enregistrement qui a duré deux mois pour poser des chansons toutes écrites en français, où se glissent à côté de son nom et de celui d’Esthen, ceux d’Olivier Béranger mais également de Grand Corps Malade ou Francis Cabrel : « Olivier, c’est un ami. Il écrit depuis trente ans pour les autres. Avec lui, nous nous sommes amusés à un jeu de ping-pong par mails interposés, des phrases qui se répondaient et qui ont construit les textes. C’était moi qui en amorçait les thématiques ».
Son père, lui, a simplement écrit des chansons qu’il lui a offertes… dont le single « Bref, s’aimer », premier extrait de l’album. Quant à Grand Corps Malade, Aurélie Cabrel l’a croisé à Astaffort, lors d’une rencontre à Voix du Sud : « Je suis allée le voir pour lui demander s’il serait d’accord pour m’écrire un texte. Trois semaines après, je recevais un mail… ».

Fille de… Oui et alors ?
Si l’ensemble de l’album parle du thème universel de l’amour, le dernier titre, lui, se pose à part : « Il parle de mon père. Cela a été compliqué de l’écrire. Mais je voulais désacraliser une bonne fois pour toutes, l’image de la fille de… et que l’on arrête de me poser  la question de savoir ce que cela faisait d’être la fille de Francis Cabrel ». La réponse définitive clôt l’album.

Annabel Perrin

Sortie nationale
« Bref s’aimer » le 26 mai
+ d’infos sur
aureliecabrel.
sonymusic.fr

Tweet about this on TwitterShare on Facebook0

Tags:

Laisser un commentaire

Pas de Commentaires

Laisser un commentaire

* Champs Requis
Votre E-Mail ne sera pas publié.
Votre commentaire doit être validé par un administrateur avant d'apparaître.