Culture en résistance #2 // L’Utopie reste fidèle à ses convictions


Depuis cinq ans et la réouverture du cinéma l’Utopie, le festival du film poursuit un seul objectif : montrer la diversité culturelle du septième art,  dans ses formes mais également dans la vision du monde qu’il reflète. Pour ses cinq bougies, il devient, malgré lui, davantage qu’une manifestation dédiée au septième art au vu des événements qui ont secoué l’Hexagone depuis vendredi dernier. Alors qu’à Pessac, le festival du film d’histoire a été repoussé, à Sainte-Livrade l’équipe de L’Utopie n’a pas bougé d’un iota sa programmation : « Aucun film n’ a été supprimé. On a gardé le même cap d’avoir des films accessibles et tous publics, témoignant du métissage culturel dans le septième art » explique Alexandre Anton, projectionniste et salarié du cinéma.
Comme à son habitude, l’Utopie a ainsi invité des réalisateurs sur certaines soirées. Guy Chapouillé, enfant du pays, ancien agriculteur reconverti dans le documentaire, sera présent pour commenter la projection de son film « L’azegado », « dans lequel il transmet sa passion pour le monde agricole ».
Nassima Guessoum sera elle aussi dans les murs pour présenter son long-métrage « 10 949 femmes » et son face à face avec  une ancienne résistante du FLN en Algérie. L’Utopie ne déroge pas à la règle non plus d’un buffet convivial à chaque soirée ou presque.
Certains films projetés vont prendre une résonnance particulière : « Beaucoup parlent de la condition de la femme dans certains pays… Comme « Nahid » ou « A peine j’ouvre les yeux » ». Pour « Dégradé » dont le sujet touche de plein fouet l’actualité, l’équipe a prévu d’accompagner la projection d’une présentation. Ce que craint surtout l’Utopie, c’est de ne pouvoir accueillir les scolaires dans les nombreuses séances qui leur sont réservées : « Ils représentent quasi la moitié des plus de 1 000 spectateurs du festival » souligne Georges Laborde, président de l’Utopie. « Or, à ce jour, aucune sortie scolaire n’est autorisée dans le département, du moins sur les lieux culturels (NDLR : le rectorat autorise en effet les sorties pour aller à la piscine et sur les stades…). Or, l’un des objectifs du festival est de sensibiliser les jeunes à la diversité et au métissage culturel. Nous espérons que d’ici mercredi, la situation évoluera ».

Annabel Perrin

Du mardi 24 novembre au mardi 1er décembre – Tarif unique de 5 euros pour toutes les séances –
Buffet 4 euros par personne  – 
+ d’infos sur cine-utopie.fr

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