De l’argent à dépenser, et vite


Le message peut surprendre alors que le discours ambiant tend à resserrer les cordons de la bourse… Et pourtant. Le préfet de Lot-et-Garonne, Denis Conus, demande aux collectivités locales de dépenser de l’argent et rapidement. Devant les difficultés rencontrées par le secteur du bâtiment dues essentiellement à la diminution des investissements publics, l’État a décidé d’augmenter le montant des subventions allouées à ce secteur : « On passe de 4,7 millions à 5,6, soit une augmentation de 26% » explique Denis Conus. « Ce qui devrait pouvoir engendrer cinq à six millions de travaux supplémentaires sur le territoire. Mais un des critères de choix de dotations des subventions est un démarrage le plus tôt possible des chantiers ». Denis Conus en appelle ainsi aux présidents d’agglomération et aux maires : « 160 projets seront aidés dans l’Hexagone pour une somme globale de 29,5 millions d’euros. Mais l’État réclame de les dépenser vite pour que le secteur du BTP connaisse rapidement un regain d’activité. Actuellement, nombre d’entreprises et notamment les TPE et PME ont recours au chômage partiel car les patrons souhaitent garder leurs salariés formés mais sont en manque de boulot. Des projets comme les traversées de bourg, la rénovation thermique de bâtiments publics ou des centres bourgs peuvent être rapidement mis en chantier… »

Dotations en baisse ou pas…
Le préfet Denis Conus n’en est pas resté là. Il a également tenu à faire un point précis sur les dotations de l’État aux collectivités locales : « Je lis de-ci de-là des déclarations, chiffres à l’appui, sur les baisses de dotations de l’État qui menacent les équilibres budgétaires de certaines communes du département ou agglomérations. Et cela me surprend car au moment où je vous parle, personne n’est en mesure de savoir les montants des dotations puisqu’elles n’ont pas été fixées ».
Si le préfet reconnaît que le Gouvernement a mis en place un plan d’économies sur trois ans de 50 milliards d’euros, il a également pris sa calculatrice : « La baisse de la dotation nationale représente 1,25% des dépenses annuelles des collectivités locales… »
Denis Conus rappelle également que les dotations forfaitaires et notamment  celles de solidarités, elles, vont augmenter : « Et cette dotation est calculée en fonction de la richesse d’un territoire. Or, le Lot-et-Garonne, nul ne l’ignore, est le département le plus pauvre d’Aquitaine et l’un des plus pauvres de France. Je peux annoncer sans trop me tromper qu’au moins un million d’euros supplémentaire sera alloué aux communes de Lot-et-Garonne. Certaines pourraient même avoir des bonnes surprises » ajoute Denis Conus. Il l’a promis, une fois les chiffres confirmés, il « rétablira la vérité ». Je ne voudrais pas qu’on reporte sur la seule responsabilité de l’État, la situation actuelle due surtout à la faible croissance des recettes fiscales… Je jouerai la transparence pour que le contribuable connaisse la vérité. »

Annabel Perrin

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