Un début d’année record pour Hop !


C’est ce que l’on appelle un décollage réussi. Sur les deux premiers mois de l’année 2017, la compagnie aérienne Hop! a enregistré une augmentation de fréquentation de 12,5% sur la ligne Agen La Garenne-Paris Orly. Une altitude « historique » qui ne donne pas envie d’atterrir. « Toutes les lignes et compagnies ne peuvent pas se vanter d’une croissance à deux chiffre, affirme Hélène Abraham, directrice générale adjointe de Hop!. Cette dynamique locale est une vraie satisfaction. » L’échantillon est certes court, mais il prolonge un hiver déjà très prometteur. La redéfinition des trajets quotidiens, au nombre de trois, a permis un bien meilleur remplissage des appareils. La nouvelle offre tarifaire y est aussi pour beaucoup avec un prix d’appel de 49€ pour un aller simple vers la capitale, de nouvelles formules d’abonnements et des cartes de réduction pour les jeunes et les séniors. Enfin, la mise en place de correspondances aller et retour avec les vols pour New York, en plus de celles existant pour les Antilles, a accéléré la progression. Sans oublier les aménagements réalisés sur l’aérodrome et les travaux à venir pour un montant de 500 000 euros. Le seuil des 40 000 passagers franchi en 2016 devrait cette fois être largement dépassé.

Une concurrence « peu équitable »

Sauf si la LGV Bordeaux-Paris mise en service début juillet vient provoquer quelques turbulences. « Nous allons devoir faire face à cette concurrence qui n’est toutefois pas très équitable avec 7,8 milliards d’euros d’investissements dont la SNCF n’a pas payé la moitié, déplore Hélène Abraham. Mais nous allons nous battre. L’avion a toujours montré sa pertinence, y compris sur des lignes comme Paris-Lyon ou Paris-Marseille que le train effectue en moins de 3h. Je pense en outre que l’avion reste le seul outil pour faire l’aller-retour dans la journée dans de bonnes conditions. Et il est très souvent moins cher que le train à trajet équivalent. »
« Cette ligne correspond à un vrai besoin, en particulier pour les professionnels », ajoute Christian Dézalos, président du Syndicat mixte pour l’aérodrome départemental (SMAD), propriétaire et exploitant du site. Mais malgré ses nombreux atouts, la voie des airs reste déficitaire structurellement. Les collectivités locales, Département et Agglo, sont obligées de mettre la main à la poche, respectivement à hauteur de 2 millions et 800 000 euros. Christian Dézalos espère donc que la région Nouvelle Aquitaine viendra donner un petit coup de pouce, « comme cela a été le cas pour Pau, Bergerac, et encore plus dans les ex-Poitou-Charentes et Limousin ». Réponse attendue « d’ici l’été ». Il en va peut-être de l’avenir de la ligne.

Dimitri Laleuf

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