Département // Le budget 2015 bouclé mais contesté


Bouclé, présenté et approuvé : le budget 2015 a réussi son examen de passage vendredi dernier. La majorité a voté comme un seul homme (et femme, parité oblige), renforcée par les voix du groupe des indépendants (Christian Delbrel et Nathalie Bricard) mais sans les suffrages de l’opposition. Les grandes lignes du budget 2015 sont résumées ainsi : pas de hausse de la fiscalité directe sur les ménages pour la sxième année (taxe foncière sur les propriétés bâties), limitation au strict minimum des dépenses de fonctionnement obligatoires, limitation du recours à l’emprunt et le maintien des dépenses d’investissement.

Transport, santé et Internet

Pour l’année en cours, le Département a présenté un budget global de 434,6 millions d’euros, dont 339 millions pour le fonctionnement et 91,2 millions pour l’investissement. « Un niveau qui reste élevé alors que beaucoup d’autres départements réduisent leurs investissements », rappelle le président Pierre Camani.
Dans un contexte national marqué par la baisse des subventions étatiques (moins 15,7 millions jusqu’en 2017 ?) et le poids du social toujours plus pregnant (6% d’allocataires du RSA supplémentaires en un an, soit 7,4 millions d’euros qui s’ajoutent au budget), Pierre Camani et sa majorité socialiste ne veulent pas être de simples gestionnaires. Ainsi la couverture du département en très haut débit, la gratuité des transports collectifs et la rénovation des établissements de santé constituent les premiers investissements actés.

Craintes pour l’avenir

Guillaume Lepers, nouveau leader de l’opposition absent ce jour de vote, avait laissé le soin à Clémence Brandolin-Robert d’exprimer les doutes de son groupe. « Vous avez présenté un budget 2015 précaire. Vous avez un devoir d’honnêteté et de lucidité qu’on ne retrouve pas. Vous bouclez 2015, mais qu’en sera-t-il de 2016 ? » Son collègue agenais, Pierre Chollet, en remet une couche. « Le choc budgétaire est là et vous n’avez pas de visibilité sur les trois ans à venir, renchérit-il. On ne voit pas comment vous pourriez faire sans augmenter les impôts… Les efforts faits sont insuffisants. » Il reste six ans pour convaincre l’opposition.

Gauvain Peleau-Barreyre

La baisse des indemnités ne passe pas

C’était la proposition surprise du jour. Alors que les débats avaient commencé depuis plus de 9 heures, l’opposition a alors proposé de baisser les indemnités des élus de 5%, comme une mesure de probité et d’exemplarité. Après une suspension de séance d’une dizaine de minutes décidée par Pierre Camani, son camp a alors répondu par la négative. Dans un communiqué publié quelques minutes après, les élus de la majorité expliquent leur refus car les indemnités pour permettre aux élus de condition modeste de pouvoir exercer leur fonction, de compenser des éventuelles baisse de salaire. « Le débat est populiste et démagogique. Les élus de la Majorité départementale sont depuis longtemps conscients des efforts à mener (…) C’est pourquoi, des mesures fortes ont été prises. Par exemple, la majorité a considérablement diminué le train de vie de l’institution, en divisant par deux les crédits affectés au cabinet, à la communication et aux relations publiques. Depuis 2008, cet effort a permis d’économiser 1,2 M€ chaque année. »

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