Départementales Agen 4 // Le ticket Delbosq-Chartier mise sur l’exemplarité


Dans les fables, rien ne sert de courir, il vaut mieux partir à point. « Nous nous présentons un peu tard, mais l’important est d’être présent », paraphrase, à quelques mots près, Sébastien Delbosq. Le candidat qui représentera le Front national sur le canton Agen 4 a présenté officiellement son équipe mardi dernier, bien après ses concurrents.

« Pas de démagogie »

Mais il est vrai qu’en politique, la morale est parfois mise entre parenthèses. « Pas avec notre candidature, rectifie cependant le jeune homme, nous voulons nous démarquer des autres en étant exemplaires. » Ce sera là d’ailleurs le principal axe de campagne. C’est à Sandrine Chartier, titulaire du quatuor, qu’est revenue la tâche de lister les engagements d’orthodoxie. « Nous serons à l’écoute des habitants, nous tiendrons donc une permanence hebdomadaire pour recevoir tous ceux qui en auront fait la demande. » Le financement de la location du local sera directement pris sur les indemnités de conseillers départementaux. « De même, nous donnerons ce qui reste de nos indemnités à deux associations caritatives, qui changeront chaque mois. »
Le duo Delbosq-Chartier assure par ailleurs que c’est là tout le sens de leur engagement pour ces élections départementales et que cette volonté de « mettre fin au faste des élus » n’est pas une consigne nationale. « Ce n’est pas démagogique, ajoute Sébastien Delbosq, nous devons justifier chaque euro dépensé, c’est de l’argent public. » Ils s’engagent aussi à ne briguer qu’un seul mandat.

« On peut nous détester… »

Déjà élu dans l’opposition passageoise, le binôme mariniste estime que ces élections de mars prochain sont essentielles dans le jeu démocratique. Et de tacler leurs adversaires, de droite et de gauche, coupables d’appartenir à des partis « qui ont tous voulu faire disparaître le Conseil départemental » : « On peut détester le FN mais nous sommes les seuls à toujours avoir défendu l’institution ».
Une collectivité qui est toujours en attente d’une délimitation claire de ses compétences. Ce qui « dépite » le candidat mais ne le décourage pas : « On fera avec ce que l’on nous donnera ». Alors question programme, les généralités demeurent. « Comme tout le monde, on est pour l’emploi et contre l’insécurité, répètent-ils, notre seule volonté est de se rendre utile. » Le tractage et une réunion publique à venir seront l’occasion de mesurer si les électeurs jugent, eux, cette échéance « utile ».

Gauvain Peleau-Barreyre

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