Deux leaders et un dauphin


Dimanche 6 décembre, les Lot-et-Garonnais iront aux urnes pour désigner les conseillers régionaux qu’ils souhaitent voir siéger à Bordeaux.
Les derniers sondages, avant le black out du vendredi minuit, ont de quoi faire sourire les candidats, ou donner des sueurs froides, c’est selon. La gauche, sous la houlette de leur président de région sortant Alain Rousset, a mené une grande partie de sa campagne en position de favori. Sa rivale de droite, Virginie Calmels, partait de loin. Contestée jusque dans son propre camp, elle a su tracer sa route et grappiller des intentions de vote… De quoi la placer en tête d’un virtuel premier tour !
A côté des deux historiques de l’échiquier politique, le Front national se prépare à jouer les trouble-fêtes. Fort de ses succès électoraux passés, comme aux Départementales où il s’établissait comme le premier parti de Lot-et-Garonne, le parti frontiste veut surfer sur cette dynamique. La volonté de l’état-major d’extrême-droite est de voir « trois ou quatre élus en Lot-et-Garonne ».

Campagne morne
Les autres partis jouent leur partition. Les écologistes et le Front de Gauche misent sur une campagne de terrain, par exemple.
Mais il semble que la campagne n’ait pas laissé que des bons souvenirs. « Nous n’avons fait que de la pédagogie, nous n’avons jamais pu parler du programme », se désole l’un des candidats présents sur la liste d’union de la gauche.
Il faut dire que la campagne a été arrêtée le temps du deuil national après les attentats du 13 novembre et n’a repris que récemment. Comme à chaque scrutin, les enjeux nationaux se sont invités dans le débat local. Car c’est bien d’une élection locale dont il s’agit. Mais les Lot-et-Garonnais, qui enverront la troisième plus petite délégation de la nouvelle grande région, répondront-ils à l’appel dominical ? Réponse au soir du premier tour.

Gauvain Peleau-Barreyre

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