Le diesel marche au super


C’est à coup sûr un ouf de soulagement que le peuple agenais a poussé samedi soir au sortir de cette septième journée de Pro D2. Pourtant la première victoire de la saison de leurs protégés à l’extérieur dans cet exercice a commencé péniblement. Gagner à Tarbes, c’était l’occasion rêvée de se replacer dans une position idéale dans un championnat où seule, pour l’heure, la section paloise est exacte au rendez-vous qu’elle s’était fixée, voire même en avance. Le reste des cadors annoncés, lui, a bien du mal à enchaîner les résultats positifs : l’USAP et Biarritz sont, comme Agen, les rois des montagnes russes enchaînant succès à domicile et déconvenues à l’extérieur. Albi, longtemps aux avants-postes à la surprise générale, s’est effondré et Narbonne le demi-finaliste de la saison dernière n’est que l’ombre de lui-même.

Ric-rac sur le terrain
Voilà donc Agen, encore loin de son meilleur niveau, en embuscade à tout juste deux points de la troisième place occupé par un trio formé par Mont-de-Marsan, Perpignan et Albi, et tout juste quatre du deuxième Béziers qui se rendra dimanche en terre catalane. Sans sortir les calculettes, une victoire agenaise ce week-end face aux Montois, combinée à une défaite de Béziers à l’USAP, et Agen pourrait se retrouver dauphin de Pau, quinze jours seulement après avoir quitté sa place d’antépénultième occupée au soir de la cinquième journée ! « Ce n’est pas trop notre style de faire ce genre de projection mais on revient de tellement loin que forcément il y a un côté symbolique fort à pouvoir rêver d’une telle position dans deux jours » reconnaît le manager Mathieu Blin, loin pourtant de vendre la peau de l’ours montois : « On sort de deux victoires, c’est vrai, mais dans le contenu nous sommes loin du compte. Face à Colomiers ce fut très poussif, et contre Tarbes on a mis cinquante minutes avant de pouvoir produire quelque chose d’acceptable. On est vraiment ric-rac, c’est fragile. Mont-de-Marsan ne fait pas de bruit mais ils sont tout de même troisièmes. On se méfie beaucoup. » Sur ses gardes, le boss agenais, invaincu depuis qu’il est au SUA face au voisin landais (Agen a gagné ses 4 dernières rencontres face à Mont-de-Marsan) craint « l’agressivité montoise » dans un contexte affectif particulier : « Chez nous il y a de purs montois comme Steph Prosper ou Marc Giraud tandis que chez eux il y a un staff que je connais particulièrement bien puisque j’ai joué avec eux (Il s’agit de Bibi Auradou et Christophe Laussucq, NDLR). »
Il n’empêche, Agen, qui fonctionne désormais au super au moins niveau comptable peut confirmer son renouveau. Et mieux encore : « Si on pouvait finir se second bloc dans les cinq premiers, c’est évident que ce serait une très bonne chose. Pour la confiance, pour travailler dans la sérénité, c’est important. »

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