Divertissement // Les skateurs prennent position


Bison Futé ne l’a pas vu venir. Mais ça roulait dur du côté du skate park d’Agen. Des pointes de plus d’une cinquantaine de pratiquants ont été signalées par les principaux intéressés les jours de grande affluence.
Et ce n’est pas fini. « Avec la rentrée, on y sera moins souvent mais toujours aussi nombreux. » Victor, 21 ans, a bien laissé une cheville sur le parcours du Gravier mais n’a pas pour autant renoncé à sa passion. « Cela doit faire plus de dix ans que je viens ici, il y a toujours une bonne ambiance, et c’est pas comme ça partout, ici on ne se juge pas, tous les niveaux peuvent s’amuser. »

Un park vieillissant

Construit en 1999, le skate park a vite trouvé son public. Les enfants d’un côté, les ados de l’autre, et roulez jeunesse. Une cohabitation entre loisirs et acrobaties qui marche comme sur des roulettes. Sauf qu’à la longue, les rampes et autres installations s’usent. Maxime, 17 ans, pose sa planche pour l’état des lieux. « Il y a un écart entre le sol et les installations, c’est dangereux. Et puis les modules en plastique s’abîment très vite, les planches se décollent. Ca fait un peu Playmobil tout ça… »

Tags grossiers sur les rampes 

La liste est complétée par les parents d’Emma, venus accompagner la petite dernière et sa trottinette. « Nous ce sont plutôt les tags injurieux et grossiers sur les rampes qui nous gênent. » En effet, les inscriptions pointant la vertu légère de certaines génitrices ou les dessins d’appareils génitaux stylisés dépareillent avec le public familial.

« Il doit rester à Agen » 

Alors quand l’équipe municipale nouvellement élue en mars dernier a inscrit dans son programme la création d’un nouveau skate park, la promesse a fait tourner les têtes. L’engagement numéro 75 parle d’un « Skate Park intégré, pour en faire un véritable lieu de divertissement et de pratique sportive sur le modèle du projet réalisé à Bordeaux… » Plusieurs sites ont été évoqués pour cette implantation comme rester au Gravier, déménager à la prairie des Iles ou à Passeligne. Et là, réponse unanime des confirmés comme des débutants, « il doit rester à Agen ». « Au Gravier, à la Prairie, peu importe, du moment qu’on peut y aller à pieds », explique Paul, 17 ans. « Après Passeligne, ça peut rebuter certaines familles, pense le papa d’Emma, avec deux enfants et tout le matériel à porter,  on sera obligé de prendre la voiture, ça serait dommage. » Bref, du pain sur la planche en perspective pour les services techniques de la mairie.

Gauvain Peleau-Barreyre

Tweet about this on TwitterShare on Facebook0

Tags:

Laisser un commentaire

Pas de Commentaires

Laisser un commentaire

* Champs Requis
Votre E-Mail ne sera pas publié.
Votre commentaire doit être validé par un administrateur avant d'apparaître.