Divorce consommé entre les métallos et la Région


Ils étaient un peu plus d’une cinquantaine d’anciens ouvriers de Metaltemple à camper devant l’Hôtel de ville ce mardi. Ils attendaient Alain Rousset, président de la Région, en visite dans le département pour mener campagne en vue des prochaines élections régionales, accompagné de Pierre Camani, président du Conseil départemental. José Gonzalès, représentant des salariés, se faisait le porte-voix de ses collègues pour réclamer l’indemnisation chômage promise lors des plans de licenciement de 2014 et 2015. Or Région et Département refusent aujourd’hui de s’acquitter des sommes arguant que, légalement, les deux assemblées n’ont pas le droit de se substituer au Pôle emploi. Exit également le plan de formation qui devait être financé par les deux collectivités et ce pour les mêmes raisons.
Après 1h30 de réunion, le statu quo était de mise entre les deux parties. Alain Rousset et Pierre Camani ont reconnu des « engagements pris à la légère ». Une position qui a mis José Gonzalès et ses camarades en colère : « Nous leur avons répondu que ce n’était pas de notre faute si leurs représentants, lors de la signature du plan de licenciement, étaient des charlots » lance le représentant des salariés. « On leur a fait comprendre qu’on n’en resterait pas là, qu’on allait prendre un avocat. Nous ne faisons pas de l’anti PS mais nous ne pouvons pas laisser passer deux signatures non respectées de la part de collectivités sans rien dire. On dénoncera leur attitude ».

La machine de Watt en secours
José Gonzalès a également souligné aux présidents l’attitude du Pôle emploi villeneuvois « qui a la nécessité de changer de ton. La seule réponse que reçoivent nos copains, c’est de déménager pour aller trouver du boulot ailleurs… Je n’ai jamais vu autant de personnes arriver dans le local du syndicat avec une telle boule au ventre alors qu’elles ont rendez-vous avec leur conseillère. Ce ne sont pas des méthodes acceptables ».
José Gonzalès a également évoqué une dernière solution pour parvenir à récupérer la somme nécessaire à l’indemnisation promise : « Il nous reste la machine de Watt qui pourrait nous être cédée et qui appartiendrait à une association montée par nos soins. Les collectivités pourraient alors nous la racheter pour en faire un site touristique… » D’autres propositions devraient être élaborées d’ici fin octobre : « Nous allons rester mobilisés » ajoute José Gonzalès. « Nous n’attendions pas grand chose de cette réunion… Si notre seul recours est d’attaquer le Conseil régional et départemental en justice, nous le ferons. Nous n’hésiterons pas à mettre le bordel en période d’élections » assure le représentant syndical.

Annabel Perrin

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