Du beau jeu pour engager la relance


C’est sous les ors d’inspiration transalpine que les sélectionneurs de la culture théâtreuse ont dévoilé les nouvelles recrues de la saison 2016-2017. Karine Gunzburger, qui entame sa deuxième année de contrat sur le banc de Ducourneau, a résumé le fil conducteur de la programmation comme étant « novateur, de qualité et exigeant ».
Pas de Payet ni de Griezmann, mais la scène agenaise aura aussi son parterre de stars. Le pianiste virtuose Bertrand Chamayou, le numéro 10 des metteurs en scène Thomas Jolly ou encore les Molièrisés Catherine Frot et Michel Fau viendront brûler les planches de Ducourneau. Autre mot-clé du prochain exercice, le « bonheur » se retrouve avec les venues de l’humoriste espoir (qui confirme un partout à la radio ou à la télé) Vincent Dedienne et du « gars sûr » Gaspard Proust et de son nouveau spectacle. Une touche de gaudriole et de légèreté que l’on retrouve en ouverture avec la date carré blanc du Cabaret new burlesque où les effeuilleuses du film de Matthieu Amalric viendront faire monter la température dans les gradins. Un peu de rab ? Nosfel et Philippe Katerine viendront en renfort au cours de l’année.
Les puristes auront également le choix avec plusieurs classiques (Malade Imaginaire, MacBeth, Brahms, Schubert…) qui seront les garants de l’identité de jeu.

Baisse de fréquentation et recherche ouverture
La sélection, éclectique, saura-t-elle dompter le public ? L’année passée aura quelque peu déçu, dans le pire des cas, au mieux bousculer les certitudes artistiques. Conséquence, une baisse de fréquentation (1 000 places vendues de moins) et d’abonnement (- 151 abonnés). La crise, la hausse des tarifs et le contexte morose n’ont pas aider non plus à lutter contre l’érosion. Alors pour remettre de l’allant, le théâtre joue l’« ouverture à tous les publics ». Pièces pour enfants, représentations hors les murs (dans les écoles, aux Jacobins, dans les communes de l’Agglo partenaires, comme Saint-Hilaire dorénavant) restent à l’affiche pour capter le public. A l’instar des Bleux face à l’Albanie, il faudra rester jusqu’à la fin du temps réglementaire pour voir se finir en beauté la saison avec le festival de la Tête à l’envers et ses spectacles inédits.

Gauvain Peleau-Barreyre

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