Du compost à la cantine


Entre 40 et 200 kg… Tels sont les poids impressionnants des aliments retrouvés dans les poubelles des cantines scolaires villeneuvoises. Des chiffres malheureusement dans la moyenne nationale mais qui vont peser lourd dans la balance budgétaire d’ici 2025. En effet, à cette date, le tri sélectif devra également se faire sur les déchets alimentaires et leur collecte devra être prise en charge par les collectivités. D’ici là, la ville de Villeneuve-sur-Lot a décidé de sensibiliser les enfants scolarisés sur le gaspillage alimentaire. A coups d’ateliers durant les temps d’activité périscolaire, les petits villeneuvois ont donc appris à ne pas avoir les yeux plus gros que le ventre, mais pas seulement… : « On leur a également montré comment ranger son frigo le plus économiquement possible, comment, lors d’ateliers cuisine, utiliser au mieux les restes ou encore donner des consignes comme ne pas aller faire les courses le ventre vide… » explique Ghislaine Claudel-Dourneau, conseillère déléguée à la Réussite scolaire. Un message qui ne se cache pas d’être indirectement adressé aux parents.
Après les ateliers durant le mois de février auprès de 350 enfants, les écoliers sont donc passés à la pratique, tout du moins sur deux écoles pilotes, Luflade et Courbiac : « Des choix qui ne sont pas dû au hasard, l’une regroupe maternelle et élémentaire, l’autre seulement maternelle » ajoute Ghislaine Claudel-Dourneau.
Désormais, dans le réfectoire, trônent des chariots de tri sélectif où vont être jetés sans anarchie, les déchets des assiettes : d’un côté les biodégradables comme le pain, les serviettes et les restes alimentaires, os et arrêtes de poisson, de l’autre les non compostables et ceux destinés au recyclage. Une convention a été passée avec Horizon vert pour récupérer les déchets biodégradables et en faire du compost destiné aux jardins partagés. Une solution valable tant que le tri ne concerne que deux écoles : « D’ici l’an prochain, tous les restaurants collectifs passeront sur ce système de tri » explique Patrick Cassany, maire de la ville. « Il faudra trouver alors une autre filière pour traiter ces déchets. L’usine de méthanisation pourrait en être une ».

Annabel Perrin

Tweet about this on TwitterShare on Facebook0

Tags:

Laisser un commentaire

Pas de Commentaires

Les commentaires sont fermés