Ducourneau sans convention


Depuis le départ de l’ancien directeur Bruno Rapin, certains se sont inquiétés du sort du théâtre Ducourneau et notamment de son statut de scène conventionnée. A la municipalité, on s’est voulu rassurant, apposant comme les années passées, la mention conventionnée Théâtre et voix sur la plaquette de présentation de la saison 2014-2015. Et pourtant… A ce jour, la scène Ducourneau ne peut se targuer de cette appellation. Renseignements pris auprès de la Direction des affaires culturelles, le contrat qui établissait le soutien de l’État au projet culturel théâtre et voix est bel et bien caduque : « Les règles sont claires » explique Pierre Blanc, chargé du dossier agenais à la Drac. « Le contrat de conventionnement est signé par les parties prenantes du projet. Dans le cas d’Agen, il s’agit du maire, puisque le théâtre est en régie municipale, du préfet pour l’État, et du directeur de la structure, porteur du projet. A partir du moment où l’une des parties s’en va, le contrat n’est plus valable ». Chaque conventionnement de scène est en effet déterminé par un projet culturel bien défini, sur un secteur plus fragile : « Le projet n’est pas lié à un lieu, mais à la personne qui l’a élaboré, en l’occurrence le directeur. A Agen, nous étions en réflexion pour le renouvellement de la convention. Le départ de Bruno Rapin a mis un coup d’arrêt à la discussion » ajoute Pierre Blanc.
Pour rappel, la ville touche une subvention de plus de 50 000 euros de la Drac en tant que scène conventionnée.

Besoin d’un projet nouveau

Pour autant, Pierre Blanc ne tire pas la sonnette d’alarme : « C’est une situation classique, que nous rencontrons à chaque fois que la direction d’une structire culturelle change. Pour l’instant, nous avons réaffirmé notre accompagnement financier pour Ducourneau, en soutien à la diffusion artistique. Nous attendons de rencontrer la nouvelle directrice pour juger d’un nouveau conventionnement».
Karine Gunzburger, qui vient poser ses valises en septembre, devra donc s’atteler à la tâche d’un dossier important dès son arrivée : « Et une fois qu’elle aura pris ses marques » ajoute Pierre Blanc. « Quoiqu’il en soit, nous serons attentifs à  la programmation du théâtre pour renouveler ou non notre partenariat. Il va de soi que si, j’exagère, l’ensemble de la saison tourne autour d’un artiste comme Johnny Hallyday qui n’a nul besoin de soutien financier, la scène Ducourneau ne retrouvera pas son statut de conventionnée ».

Annabel Perrin

 

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