Les éleveurs ont peur du vide


Ils étaient certes moins nombreux que lors de la première vague de manifestations. Mais la « détermination » et la « détresse » n’ont pas fini de grandir au sein des éleveurs de palmipèdes lot-et-garonnais au fur et à mesure que l’épizootie reprenait du terrain. Ce sont aujourd’hui six foyers infectieux recensés dans le département, « et derrière ce sont des milliers de bêtes qui sont tués préventivement et des dizaines d’éleveurs qui se retrouvent sans source de revenu », déplore-t-on à la Coordination rurale 47. Le syndicat agricole avait appelé ses adhérents à venir « camper » devant les services de l’Etat de la direction des services vétérinaires mercredi dernier. Leurs revendications sont claires et ont été rappelées aux décideurs par le président de la CR 47 Patrick Franken : « Les éleveurs ne quitteront pas ce soir la DDCSPP d’Agen sans avoir validé une levée de la zone de surveillance de Monbahus et avoir obtenu l’indemnisation immédiate des pertes d’exploitation ».

En ce qui concerne le point de Monbahus, le syndicat tout comme la Chambre d’agriculture estiment qu’il est temps de lever les mesures de confinement des élevages qui couvrent dix kilomètres autour du premier foyer de grippe au vu des résultats qui seraient, selon eux, négatifs.L’autre point, conséquence du premier, est la situation financière critique qui touche les éleveurs de palmipèdes. Qu’ils aient été touchés par les abattages ou empêchés de travailler par le confinement, le versement des indemnités de 2016 n’a, pour certains, toujours pas été réglé. Une promesse de versement sous 15 jours a été néanmoins avancée.   

Deux nouveaux cas suspects à Calonges et Villefranche-du-Queyran

Deux nouvelles suspicions d’influenza aviaire ont été détectées dans deux ateliers de gavage de canards situés sur les communes de Calonges et de Villefranche-du-Queyran. Les prélèvements avaient été réalisés en vue d’autoriser la sortie des animaux vers l’abattoir. Les résultats des premières analyses révèlent la présence du gène H5 du virus de l’influenza aviaire. Conformément aux procédures fixées par voie réglementaire et dans le contexte connu de l’épizootie actuelle, l’euthanasie sur place des animaux a été ordonnée et mise en œuvre le 28 février. Un zonage a été mis en place et s’ajoute à ceux précédemment institués dans le cadre des foyers de Monbahus, Cancon, Moulinet et Puch d’Agenais.

G. P.-B.

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