Employée licenciée : les syndicats font pression sur la SNCF


Les syndicats ne lâchent pas la pression. Après avoir dénoncé médiatiquement le licenciement d’une femme de ménage pour avoir traversé les rails de la gare d’Agen, ils ont porté l’affaire directement auprès de leurs dirigeants. Ces derniers, réunis en comité régional d’entreprise mobilité à Bordeaux mardi dernier, ont vu 250 représentants de la CGT et de Sud Rail envahir la salle. Une de leurs revendications concernait directement le cas de Rajae Gueffar. L’Agenaise avait été licenciée en décembre dernier par la société d’entretien Onet, sous-traitante de la SNCF, pour « non-respect des règles de sécurité ».
Une sanction jugée « abusive » que les syndicalistes et militants politiques, notamment les Jeunes communistes de Lot-et-Garonne, n’ont eu de cesse de dénoncer. Lors des voeux du Front de gauche à Agen, Thomas Portes, l’un des porte-paroles et employé à la SNCF, avait annoncé qu’ils allaient demander des comptes à la société ferroviaire. Le secrétaire du syndicat CGT Cheminot 47 Dominique Abella  souhaite engager « un débat sur la sous-traitance et le rôle de la SNCF vis à vis des sous-traitants » et « demande l’intervention de la SNCF sur la situation de ces salariés-là et immédiatement sur le cas de Mme Gueffar ». La CGT cheminot 47 est convaincue que la SNCF a les moyens de faire plier ONET . « Dans tous les cas la mobilisation continue pour que Mme Gueffar réintègre son entreprise », concluent-ils.

G. P.-B.

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