En tribunes // Affluence : l’impact limité d’une fin de saison sans enjeu


Avec seulement trois petites victoires cette saison, autant dire qu’il valait mieux être assidu à Armandie pour avoir une chance de sabrer le champagne au coup de sifflet final. Heureusement pour les finances du club, les spectateurs l’ont été. Malgré les résultats. Mais qu’en est-il maintenant que le Sporting est condamné à redescendre en Pro D2 ? L’absence de tout enjeu sportif ne va-t-il pas pousser les Agenais à déserter le stade ? Selon le responsable grand public du SUA LG, Arnaud Kerjean, « pas plus que ça ». « Le public du SUA est relativement fidèle. C’est aussi un public de connaisseurs qui s’intéressent plus à l’affiche du jour qu’au classement. Ce sont plutôt les bons résultats et les victoires qui font grimper l’affluence en attirant de nouveaux spectateurs aux profils différents que les mauvais qui ne la font baisser. Malgré notre situation, il y a toujours un socle de supporters », explique-t-il. Ainsi l’affluence moyenne sur la saison s’élève à 7 800 spectateurs. Hormis la Coupe d’Europe disputée en plein hiver avec une équipe remaniée et rajeunie, le plus faible remplissage d’Armandie en championnat date du 30 janvier dernier avec la réception de Grenoble, formation déjà affrontée à trois reprises. 7 158 personnes avaient pris place en tribunes ce jour-là. Un score honorable, assez loin tout de même des 11 526 présents pour le choc contre le mythique Stade Toulousain pour le compte de la deuxième journée, première rencontre à domicile de la saison.

Des animations pour doper les affluences
Si les chiffres sont plutôt encourageants, c’est en partie grâce à « la volonté de privilégier les abonnés qui s’engagent pour la plupart depuis plusieurs années ». A ce jour, ils sont 1 873, sans compter les partenaires. Le club s’efforce également de multiplier les offres marketing pour « doper » les affluences et propose « un programme d’animation densifié avec bandas, et concerts ».
En se basant sur les chiffres des précédents exercices, le Sporting pourrait accueillir environ 7 200 amateurs d’ovalie en moyenne l’année prochaine en Pro D2. « Ces 600 spectateurs en moins constituent un manque à gagner non négligeable dans le chiffre d’affaires. Il y a un double effet de levier. L’attrait sportif diminue avec des oppositions moins prestigieuses et les créneaux de certains matchs, souvent le vendredi soir, parfois le jeudi, ne sont pas encore identifiés comme des moments de rugby », détaille Arnaud Kerjean. Ces nouveaux jours de matchs pour la Pro D2 sont pourtant une idée… d’Alain Tingaud, le président du SUA.

Dimitri Laleuf

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