Enfance, jeunesse et santé au programme


La séance du conseil communautaire de Fumel Communauté de jeudi dernier a entériné la délégation de service public (DSP) qui donne à Cap Cazi la gestion et l’animation de la crèche et de l’accueil de loisirs de Cazideroque pour une durée de 6 ans. Cette mission était déjà menée par l’association depuis de nombreuses années. Si tous les élus ont semblé unanimes pour louer « la qualité de gestion de l’association et son savoir-faire », certaines interrogations ont quand même été soulevées par Jean François Ségala, le maire de Montayral. Ce dernier s’est étonné du fait que le montant versé à Cap Cazi passera de 65 000 à 75 000 euros « sachant que le périscolaire dépend des communes et non de l’inter-communauté et que (nous) versons 15 000 euros à ce titre à cette association ».
Jean-Louis Costes, le président de Fumel Communauté (FC), lui a répondu en affirmant que, dans le budget à venir, « le périscolaire ne serait plus financé par la communauté des communes » et a souligné que l’audit réalisé par le cabinet Senscible avait montré que « le coût de fonctionnement à Cazideroque est bien moindre que pour les autres établissements de même destination du Fumélois ».
José le Corre, maire de Courbiac, a rappelé qu’ « historiquement, la communauté de communes du Tournonnais versait une aide pour le périscolaire à Cap Cazi. Lors de la fusion, Fumel communauté avait bien l’obligation de reprendre toutes les compétences ». De plus, la directrice de la structure Vanessa Regourd, contactée par nos soins, ajoute que ce budget tient aussi compte de l’enveloppe aujourd’hui octroyée par les communes du Pennois et par la communauté de communes de Penne d’Agenais qui utilisent aussi la structure : « environ 10 000 euros par an, cette dotation sera en outre fixe pendant 6 ans alors que nos coûts de personnel augmenteront de façon automatique ».

Le problème de la désertification

Toujours côté enfance et jeunesse, le surcoût des travaux de rénovation de la toiture de Chemin rouge, qui accueillera bientôt la crèche de Fumel et le relais d’assistance maternelle dans un unique lieu, a fait bondir les élus ! En effet, le coût global a été relevé de 845 000 euros à 965 000 euros sans parler des éventuels dépassements de chantiers.
A l’issue du conseil, Eric Morival, directeur départemental de l’Agence régionale de santé, Christine Gonzatto-Roque, vice-présidente du Conseil départemental en charge des Affaires sociales, et le docteur Durenque, président du Conseil de l’Ordre ont animé une réunion avec les élus sur le thème de la désertification médicale, l’un des problèmes majeurs du Fumélois. Les chiffres parlent de façon alarmante : il ne reste plus que 9 généralistes sur le territoire avec une moyenne de 5.6 pour 10 000 habitants là où la moyenne nationale se situe à 7.6.  Les mesures incitatives déroulées par les animateurs de la réunion : prime à l’installation de 50 000 euros, revenu garanti de 6 900 euros, et exonération totale d’impôts pendant 5 ans ne fonctionnent pas. Les élus sont unanimes sur ce point. Le docteur Saint-Béat, vice-président de FC en charge de la Santé a regretté que ses confrères « ne se mobilisent pas pour l’avenir ». Certains sous couvert d’anonymat envisagent d’ « obliger les médecins à s’installer là où le besoin existe sachant que c’est la Sécurité sociale et donc l’Etat qui finance leurs études ! ».

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