État d’urgence et mises en garde du côté de la Préfecture


Depuis le déclenchement de l’état d’urgence au niveau national, la Préfecture multiplie les rencontres et les conférences de presse pour alerter élus et citoyens sur les mesures mises en place. Ainsi, après une réunion avec les maires du département, vendredi 20 novembre, Denis Conus, préfet de Lot-et-Garonne et le procureur Pascal Prache ont tenu à remettre le couvert ce mardi. En effet, après la découverte d’inscriptions faisant l’apologie du terrorisme et des incidents violents suspectés d’être à caractère raciste comme le week-end dernier au Gravier (et qui ont abouti à un dépôt de plainte), les deux hommes ont fait un rappel à la loi et affirmé leur fermeté face à ce type d’actes : « Tout ce qui incite à la division sera combattu par l’État » a déclaré Denis Conus, préfet de Lot-et-Garonne. « Nous devons garder notre sang-froid et avoir les sens des responsabilités ». Denis Conus exhorte ainsi tout organisateur de manifestation, ou tenancier d’établissement de nuit à veiller à la sécurité de manière plus importante qu’à l’accoutumée pour éviter tout débordement.
Le procureur de la République, Pascal Prache, s’il n’a pas souhaité communiquer sur l’enquête en cours concernant les plaintes déposées pour violences  à caractère raciste, il n’a pas manqué de rappeler les peines encourues : « Prôner la haine raciale peut être condamné par un an d’emprisonnement. Quant à l’apologie du terrorisme, y compris par des inscriptions, cela peut aller jusqu’à cinq ans. Concernant cette dernière affaire, nous allons faire appel à toutes les techniques scientifiques que nous avons à disposition, y compris les plus chères, pour en trouver les auteurs. Nous n’hésiterons pas.  La lutte contre ce type d’infractions faisait déjà partie de nos priorités et aujourd’hui encore davantage. Et si je ne crois pas pour l’instant à une montée d’un climat malsain dans le département, nous allons mettre le holà à la moindre alerte ».

Annabel Perrin

Le préfet interdit toute manifestation sur la voie publique ce week-end

L’état d’urgence, décrété le lendemain des attentats ainsi que l’ouverture prochaine à Paris de la conférence internationale sur les changements climatiques sollicitent très fortement les forces de l’ordre qui doivent se concentrer sur les objectifs prioritaires de sécurisation générale du territoire fixés par le gouvernement.
La tenue de toute manifestation sur la voie publique, quel qu’en soit le motif à l’exception des hommages aux victimes des attentats de Paris, est interdite sur le département de Lot-et-Garonne pour la période du samedi 28 novembre à 0h au lundi 30 novembre 2015 à minuit.
Le 13 novembre dernier, le territoire national a été le théâtre d’actes terroristes d’une extrême gravité qui nécessitent que des mesures exceptionnelles soient prises pour assurer tant l’ordre public que la sécurité des personnes, des biens et des institutions.
L’état d’urgence, décrété le lendemain de ces attentats, ainsi que l’ouverture prochaine à Paris de la conférence internationale sur les changements climatiques, sollicitent très fortement les forces de l’ordre qui doivent se concentrer sur les objectifs prioritaires de sécurisation générale du territoire fixés par le gouvernement. Pour cela, il est donc impératif de ne pas altérer les capacités opérationnelles d’intervention des forces de police et de gendarmerie.
Par conséquent, les manifestations sur la voie publique qui nécessitent l’intervention d’un service d’ordre pour garantir la sécurité des participants et rétablir, si nécessaire, l’ordre public ne peut pas être assuré dans des conditions satisfaisantes. C’est pourquoi, la décision d’interdire tout rassemblement sur la voie publique a été prise.

Tweet about this on TwitterShare on Facebook0

Tags:

Laisser un commentaire

Pas de Commentaires

Les commentaires sont fermés