Exposition // Trois écoles planchent sur le sens fiction


Si une exposition de l’école d’art villeneuvoise n’est pas un événement en soi, celle en cours au Musée de Gajac mérite le détour. En effet, « Sens fiction » est un projet des plus originaux, dans sa forme mais également dans sa conception. Car, les oeuvres exposées ne viennent pas seulement des murs villeneuvois, mais aussi des ateliers de Beauvais et Saint-Nazaire, autour de techniques bien particulières, celles de la gravure ou de l’impression : « Le projet est parti de trois professeures, passées toutes les trois l’école de Saint-Nazaire. Elles ont voulu mener un atelier en commun qui aboutirait à une exposition partagée, tout en étant à des centaines de kilomètres de distance » explique Bérengère Mazurie, directrice de l’école d’art.
Ainsi, Nicole Cottarel, Stéphanie Mansy et Mathilde Seguin ont planché sur un thème commun, assez large pour donner de l’inspiration à leurs élèves respectifs : « Le format était également imposé, un format carré de 20×20 » ajoute Bérengère Mazurie. Les mots de « sens fiction » faisaient leur apparition en automne 2013.

En simultané

Durant plusieurs mois, les ateliers de gravure villeneuvois, beauvaisien et nazairien ont travaillé chacun de leur côté partageant leurs travaux via internet : « Un blog a été créé pour que chacun puisse participer aux avancées du projet ». L’aboutissement était également un pari osé, puisque il se devait d’être une exposition identique sur les trois villes, en simultané : « Ce qui était rendu possible par la technique utilisée » précise Bérengère Mazurie. « Chaque oeuvre exposée a été ainsi tirée en trois exemplaires. Nous avons fait les vernissages à quelques heures seulement de décalage d’une ville à l’autre ». Un partenariat unique en son genre… « Il allait de paire avec l’idée d’un réseau des écoles d’art amateur. Pour cette exposition, 160 élèves ont participé toutes générations confondues »
Si le noir et blanc est largement présent, on découvre également des images colorées et surtout des techniques d’art ancestrales souvent ignorées par le grand public. L’eau forte, l’aquatinte, la linogravure ou la pointe sèche se déclinent au fil des oeuvres accrochées sur les murs. Certaines trônent sur une table en bois, ressemblant davantage à des livrets ou affichant du volume. Il faut prendre du temps pour bien observer tous les détails de ces oeuvres étonnantes.

Annabel Perrin

Tweet about this on TwitterShare on Facebook0

Tags:

Laisser un commentaire

Pas de Commentaires

Les commentaires sont fermés