Festival du rire // Une chance d’être vus


L’effervescence a gagné les travées du théâtre Georges-Leygues et ne devrait pas retomber d’ici ce week-end. Depuis mercredi, le Festival du rire a pris ses marques, comme chaque année, et a entraîné dans son sillage un petit groupe d’humoristes bien décidés à en découdre sur la scène du théâtre villeneuvois. Ils sont les heureux élus des auditions que l’équipe du festival a organisées tout au long de l’année, sur trois villes : Lyon, Toulouse et Paris. Car, si le festival du rire se plaît à faire monter sur les planches des noms réputés du monde de l’humour, c’est avant tout pour mettre en lumière des talents en devenir, candidats au tremplin des jeunes talents. Un tremplin par le quel sont passés Gaspard Proust ou encore Eric et Ramzy.

Une bande de potes

Cette année, il faut bien l’avouer, le tremplin n’est pas dans l’air du temps… Point de parité dans la sélection puisque seuls des hommes sont en lice. Et chacun d’entre eux amène un univers qui lui est bien particulier. Ainsi, Romano Vivarelli s’inspire de l’univers du cartoon, jouant sur le visuel, utlisant le mime pour un univers déjanté et absurde.
Max Bird verse également dans l’humour visuel et se penche sur les lois scientifiques…
Jean-Patrick Delgado, lui, aime l’humour noir et le cynisme. Il incarne un seul personnage, fil conducteur de son one man show.
Nilson José invente ce qu’il nomme lui-même le « sketch-up », mélange adroit de sketches et de stand up consacrés aux petits travers de notre société contemporaine.
Terry Cometti se laisse une part d’impro dans un spectacle consacré à ce qui ennuie les gens dans leur vie quotidienne et les faire rire.
Enfin, José Cruz, lui, s’amuse, notamment de ses origines dans un stand up bien rythmé.
Le mélange de genres est donc au rendez-vous, un melting-pot qu’il va sûrement être difficile de départager. Mais les candidats au tremplin en ont cure. Ce qu’ils viennent chercher à Villeneuve-sur-Lot, c’est surtout de la visibilité : « On est là surtout pour s’éclater, se rencontrer » précise Max Bird. « C’est vrai. On n’est pas vraiment ici dans un esprit de concours mais plutôt pour monter sur scène, dans un esprit de convivialité » ajoute Jean-Patrick Delgado. Même si pour la grande majorité d’entre eux, le théâtre Georges-Leygues est la plus grande salle devant laquelle ils auront joué.
Pour tous ou presque, la difficulté première a été de réduire leur spectacle de plus d’une heure dans une formule de 20 minutes, le temps qui leur est imparti pour le festival dans le cadre du tremplin : « Sur vingt minutes, il faut de la cohésion, une construction de spectacle. Et ce n’est pas évident en faisant des choix parmi les sketches » explique Romano Vivarelli. Un exercice peu simple, destiné à convaincre un juré de professionnels qui décernera les prix ce samedi.

Annabel Perrin

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