Festival // La Prairie fête ses 40 ans


Il est de notoriété publique que le festival de la Prairie reste le plus ancien festival gratuit de France. Et Léo Thérial, qui a pris les commandes de l’événement, se bat pour qu’il subsiste bien au-delà de ses 40 ans actuels : « Hors de question qu’il disparaisse… Cela fait trois ou quatre générations qui se retrouvent sur la Prairie chaque année… Il faut que cela perdure ». Et  ce, malgré un budget minimal d’un peu plus de 5 000 euros : « Nous sommes quasi en auto-gestion. Nous touchons une simple subvention de 400 euros de la municipalité. Mais rester auto-suffisant est important, c’était l’un des fondamentaux de la création du festival par son fondateur Roger Petit ».

Programmation cohérente

Un budget serré donc, mais avec lequel Léo s’est débrouillé pour concocter une affiche qui détone dans le paysage musical actuel de l’Agenais : « Le festival a toujours privilégié les groupes locaux émergents. On ne déroge pas à la règle pour notre anniversaire, mais avec une petite particularité ». En effet, Léo a demandé à trois formations agenaises de se réunir sur scène pour une création originale. Ainsi, Kem, Dreamerage et Vodstock allient leurs styles musicaux radicalement différents pour ce seul concert… Hip-Hop jazz, électro rock, et rock alternatif vont donc devoir composer : « Pour l’avoir expérimenté moi-même, s’atteler à une création avec des musiciens qui ne font pas partie de son univers est une expérience plus qu’intéressante, ça ouvre des perspectives pour notre propre évolution musicale ».
Au sein du plateau local, on note également la présence du groupe rock Green Drop, valeur montante mais également de No Mad, phénomène électro, qui à 16 ans, passait par le requiem avant de se pencher sur la techno dix ans plus tard.
Léo est allé également chercher un peu plus loin que les frontières agenaises pour compléter l’affiche.

Eclectisme

Il a désiré élargir le son du festival en dehors des frontières du rock pur et dur. Ainsi, Tildon Krautz, mené par des américains, affectionne la folk. Ses membres ouvriront vraisemblablement le bal.  Zéro Branco, eux, mêlent électro et guitares électriques dans un univers musical inclassable. Une découverte que Léo a dénichée à Bordeaux : « Un duo étonnant formé d’un Espagnol et d’une Italienne qui m’a scotché ».
Enfin, le festival se clôt sur des sons électro dub step avec Mü, groupe toulousain « dont les morceaux énervés devraient permettre de sautiller partout » ajoute Léo. « Et ce, même à 2 heures du matin… J’espère que les Agenais seront au rendez-vous pour venir mettre les pieds dans l’herbe, au moins autant que l’an passé où on a estimé entre 700 et 1 000 personnes le public face à la scène ».

Samedi 6 septembre de 19 heures à 2 heures du matin – Gratuit

Annabel Perrin

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