Fidèle à son engagement, Lucette Lousteau repart au front


«J’aurais pu partir sur la pointe des pieds ou tomber dans le nomadisme politique… », souligne Lucette Lousteau. La députée de la première circonscription de Lot-et-Garonne le concède : cette législature fût « mouvementée ». Tout comme la campagne qui l’attend. Défendre le bilan « très controversé » d’une majorité présidentielle à laquelle elle a appartenu ne sera pas simple. « Mais je ne suis pas une opportuniste. J’ai l’esprit militant », exprime l’élue socialiste qui brigue officiellement sa propre succession au Palais Bourbon malgré des temps moroses pour les… roses.

Une «voix fluette» déterminée

Au cœur de son argumentaire : son action. « En 2012, j’avais pris des engagements. Sur le non-cumul des mandats, je n’ai pas attendu la loi et ai démissionné du Conseil régional presque immédiatement. Je me suis investie sur le terrain en me rendant dans 71 des 73 communes de la circonscription, pour rencontrer des maires, visiter des entreprises ou participer à des manifestations. J’ai accordé des gestes de solidarité avec ma réserve parlementaire », détaille Lucette Lousteau. Concernant les dossiers chauds, elle estime là encore avoir « fait le boulot » avec son équipe et son suppléant Olivier Campan. « J’ai été la première à porter politiquement les problèmes de déficit de l’hôpital. Je me suis battue pour que l’école de Montanou, sortie du réseau d’éducation prioritaire, obtienne des moyens supplémentaires pour les quatre prochaines années. J’ai réactivé le plan autisme. Je suis allée à Matignon au sujet d’UPSA et j’ai rejoint la commission Défense de l’Assemblée pour suivre de près le cas du 48e RT… J’ai peut-être un faible taux de testostérone et une voix fluette, mais je n’ai pas traîné sur les dossiers », affirme-t-elle.
Quant à sa participation dans l’Hémicycle, mise à mal par le site nosdeputes.fr, Lucette Lousteau se défend : « Je ne fais pas partie de ceux qui ont le plus pris la parole mais j’ai été très présente en commission, j’ai rédigé des amendements et une proposition de loi sur la reconnaissance de paternité examinée lors de la prochaine mandature ».

Leader d’opposition ?

Consciente que les chances de son champion Benoit Hamon, présent à Feugarolles lundi dernier, sont minces et que les ralliements à Emmanuel Macron se multiplient, la députée n’envisage cependant pas dévier de sa feuille de route. « Il faut un groupe socialiste à l’Assemblée nationale, même si c’est dans l’opposition. Il faut rester vigilant pour ne pas laisser détruire ce qui a été construit, veiller à ce que la mutation du travail ne se fasse pas au détriment de ceux qui ont besoin d’une juste rémunération, réduire les inégalités que la crise a creusées », indique Lucette Lousteau.
Sa campagne débutera le 10 mai à Nérac, avant des réunions dans les différents chefs-lieux de cantons et un meeting final à Agen.

Dimitri Laleuf

www.lousteaubiasotto2017.fr
Permanence de campagne : 78 ter boulevard Carnot 47000 Agen

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