Fonderie Rybacki : Une histoire d’innovation


Daniel Rybacki est né en 1955 à Blanquefort-sur-Briolance dans l’actuel bureau des Établissements Rybacki. Son père est fondeur, c’est donc tout naturellement qu’à 16 ans, il envoie son fils à Talence pour préparer un CAP Fonderie. Au début des années 70, diplôme en poche, Daniel intègre l’entreprise familiale ou il fait ses premières armes.

Le pied à l’étrier

Le jeune homme a de l’ambition et s’installe à son compte en 1975 à Sauveterre. Pour ne pas concurrencer l’entreprise paternelle, il reprend à son compte des marchés de niches à petite série en aluminium et en fonte. « C’était une façon pour mon père de me mettre le pied à l’étrier. J’étais en apprentissage patronal… », explique Daniel. En 1978, M. Rybacki père, malade et victime d’un infarctus, doit prendre du repos. Le jeune homme, avec sa sœur Anne-Marie, reprend en main la gestion administrative, financière et commerciale de l’entreprise.
En 1980, les deux structures se rassemblent pour n’en devenir plus qu’une. Daniel supervise l’organisation générale de l’entreprise. « Je me suis tout de suite attaché à développer le secteur qui en avait le plus besoin, la partie commerciale », indique-t-il. En effet, Daniel est un innovateur et il se lance dans la création de nouveaux produits autour du marché qu’il croit porteur de la cheminée. Ainsi, des brevets sont déposés concernant des récupérateurs de chaleurs.

Salon pro Batimat

En 1985, lors du salon pro Batimat à Paris, Daniel trouve dix gros clients du secteur à qui il propose ses articles de feu. « Nous avions un excellent produit qui en outre était personnalisé pour chaque client avec chacun son propre décor. C’est cela qui a fait la différence ». En 1989, rebelote. Il retourne à Batimat avec cette fois-ci encore une nouvelle gamme de produits : « Le marché du feu, c’était l’hiver, nous avions donc entre juillet et février pas mal de temps libre. Nous avons ainsi créé des produits en fonte type fontaine de jardin, pied de parasol pour les jardineries et magasins de bricolage qui se développaient à tout va à ce moment-là ».
Il trouve à nouveau dix gros clients indépendants. « On a réalisé un gros travail sur le packaging avec une palette de produits prête à vendre et à mettre à rayon. C’est ainsi qu’on a réussi à décrocher Castorama en 1991, toujours à  Batimat et puis tous les autres ont suivi… », précise Daniel. En effet, le succès est au rendez-vous et tout le secteur achète désormais ces fontaines en fonte aux Etablissements Rybacki : Mr Brico, Weldon, Leroy Merlin, BHV… Mais en 1993, la concurrence chinoise arrive sur le marché et casse les prix. Pour y répondre, Rybacki continue de jouer la carte de l’innovation et de la personnalisation. Il réalise un gros travail sur le design avec des spécialistes et lance des nouveaux produits comme les bacs à plantes.
En 2005, malgré ses efforts, Daniel est lâché par les enseignes et doit changer de stratégie pour continuer à faire vivre son entreprise. Il retourne vers les marchés de niche. « Ainsi, on a réalisé des choses exceptionnelles comme un canon ou comme la restauration du brasero du Ritz à Paris ». L’entreprise diminue en taille et n’échappe pas au redressement judiciaire en 2009. Elle survit en s’appuyant sur ces niches et sur la vente directe. En 2013, la société est finalement reprise par un de ses anciens clients un fabricant de portail qui a besoin du savoir-faire de la structure.
Daniel ne lâche pas son entreprise pour autant et jusqu’à sa retraite en octobre 2015 continue à y jouer un rôle de consultant pour s’assurer qu’elle ne périclitera pas. L’homme est ainsi, il ne sait pas avancer sans avoir de nouveaux projets. Il continue d’ailleurs d’exercer et propose ses talents de créateur pour la réalisation de trophées comme celui des Sports du Conseil départemental réalisé cette année.

www.realisation-fonderie.artiste-com.com

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